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L'Edito

La bougie

Par L'Economiste| Edition N°:1434 Le 10/01/2003 | Partager

Cela n'a l'air de rien et au contraire, on trouve que c'est plutôt bien, mais c'est une grave maladie de gestion et une maladie mortelle en politique. C'est l'habitude de ne jamais fermer de services ou d'entreprises publics. S'il y avait eu en 1903 une "Administration de la bougie", on peut être sûr qu'il y aurait encore en 2003 un directeur de la bougie, des chefs de division de la cire, de la mèche… une armée de secrétaires et de coursiers, des voitures de service, des logements de fonction. Plus bien sûr, le budget pour payer les factures d'électricité! Et nous aurions les meilleurs arguments du monde pour conserver en l'état tout ce gaspillage: fermer cette administration poserait un "problème social"; un problème historique aussi: comment fermer cette administration qui a rendu de si grands services dans le passé! Et peut-être même que nous serions capables d'inventer un argument stratégique pour ne pas fermer cette administration dévoreuse de richesses et de compétences!Avouons-le: tous ces arguments nous les avons entendus, voire utilisés, chaque fois qu'il a été question de prendre une décision un peu difficile. Ils ont servi et servent justement à ne pas prendre de décision. Il faudra peut-être 40 ans pour reconstituer les fonds propres du CIH, autrement dit, cela n'a pas de sens. Tant pis, on refinance pour durer. La BNDE devrait probablement être mise en faillite? Tant pis, on cache les comptes, on invente des "stratégies", pour durer. Il y a encore des bureaux d'embauche et une loi qui va avec, alors qu'il y a 40 ans que personne ne s'en sert? Tant pis, on dure.Il est plus que temps de jeter à la poubelle ces raisonnements qui servent à oublier l'avenir et à gérer l'instant en fonction du passé, qui permettent de tarder pour durer, encore et encore. Pendant ce temps, les ressources en compétences et en argent sont gaspillées, comme si le Maroc en avait trop.Mais jusqu'à quand!?Nadia SALAH

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