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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:711 Le 24/02/2000 | Partager


Chaud soleil sur Sincomar. L'entreprise vit une procédure mouvementée de saisie pour dettes impayées.
Sincomar avait eu la chance de trouver un consortium bancaire pour la redresser, et l'Etat avait refusé de garantir le passif.
Les créanciers, un avocat, la CNSS et une banque réclament aujourd'hui leur dû, via la justice.
Personne ne peut se réjouir quand une entreprise est saisie et ses moyens de production perturbés. Mais le retard de paiement qui se transforme en impayés est devenu notre sport national. Et c'est ce laxisme quotidien qui conduit à ces extrémités judiciaires.
Ce vice commence à la base, par le consommateur avec le carnet de l'épicier. Puis on oublie les amis qui vous dépannent, le syndic de l'immeuble, les fournisseurs, les échéances bancaires. L'Etat, négligeant des fournisseurs de marchés publics, est victime lui-même de ses contribuables. Chacun répercute ses retards, et l'épidémie se développe.
Les hautes saisons de ce sport sont Ramadan, août, et bien sûr les retards de pluie. On finit par dire "l'argent ne circule pas" et jamais "nous ne payons pas".
C'est donc un comportement généralisé qui asphyxie les trésoreries, génère des surcoûts financiers, et ne fait le bonheur que des banques. A force, le recouvrement à "l'amiable" devient l'activité essentielle de patrons de PME qui pourraient passer leur temps à améliorer leurs produits ou leurs services.
Tout cela, car chacun sait que son créancier n'en viendra pas à la justice, et compte sur les lenteurs des procédures et les coûts des avocats pour l'en dissuader.
Si la justice n'avait qu'un service à rendre aux affaires, c'est justement la rapidité de décision et d'exécution sur cette épidémie.
Hier l'exécution sur Sincomar n'a pas eu lieu; les ouvriers ont empêché l'huissier, inspirés par Chaudsoleil, surnommé "Monsieur pectoraux" pour les amateurs.

Khalid BELYAZID

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