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L'Edito

Hargne et fiel

Par L'Economiste| Edition N°:4428 Le 25/12/2014 | Partager

La gestion de la double contribution libératoire (changes et impôts) a créé des difficultés, qu’il est impossible de masquer avec la démagogie de hargne et de fiel justifiant toute cette opération.
Le chef du gouvernement s’est félicité des sommes déclarées (dont seul le tiers, les avoirs liquides, peut  revenir au Maroc). Deux jours plus tard, une association mondiale révèle que la fuite annuelle des capitaux marocains est plus élevée que l’ensemble des avoirs déclarés!
Parallèlement, des organismes de protection des droits de l’homme enquêtent sur les discriminations que la contribution libératoire opère entre les gens, particulièrement chez les MRE, qui pourtant apportent un tiers des recettes en devises du Royaume. Les conclusions ne seront peut-être pas aussi flatteuses que la tenue du Sommet mondial des droits humains à Marrakech, il y a moins d’un mois.
Aussi embarrassant: des élus français, au sein des institutions démocratiques de l’Hexagone, ont entamé des démarches: une auprès du ministre marocain des Finances, l’autre auprès du président français, pour souligner les incohérences et les risques d’illégalité entachant la  double contribution. Ces démarches soulignent deux faits que les élus marocains auraient dû relever eux-mêmes, avant de voter l’article 4-ter (ajouté à la va-vite sur la loi de finances 2014). Nos élus auraient dû voir que le texte interdisant les avoirs à l’étranger a plus de 55 ans d’âge et vient d’une époque où l’on ne s’embarrassait pas des droits des citoyens. Quant aux sanctions, elles sont de 1949, le moment où la Résidence a commencé à durcir les conditions financières pour entraver les revendications d’Indépendance. Une génétique consternante qui commandait d’être plus circonspect.
Enfin, le texte expliquant comment agir devant les centaines de milliers de cas insolubles n’est toujours pas là... à quatre jours ouvrables de la forclusion.
Nadia SALAH

Nadia SALAH

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