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L'Edito

Escroquerie

Par Nadia SALAH| Edition N°:5672 Le 09/01/2020 | Partager
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L'escroquerie de Bab Darna n’est pas de celles que l’on peut ranger dans la catégorie des «gros faits divers».

Ce dossier est énorme. Les services judiciaires n’ont pas encore fini de faire le tour. 500, 800, 1.000 clients?

La première question est de savoir si les documents sont vraiment à jour et indemnes de difficultés sur le plan juridique.  En effet, la Vente en état futur d’achèvement est exactement comme le nom qu’elle porte. C’est un bel embrouillamini.

Ensuite, la profession continue obstinément à regarder ailleurs, refusant de s’impliquer.

Cette affaire est si grosse qu’elle doit interpeller le gouvernement. Elle ne peut pas rester dans le seul domaine des relations commerciales privées. Le chef de gouvernement a convoqué une réunion pour éteindre l’incendie. Il reste à savoir s’il ne s’agit pas d’étouffer ledit incendie.  Et ce sans qu’il y ait la moindre recherche de vraie solution, de solution sur le long terme.

Il ne s’agit évidemment pas de faire porter à l’Etat une responsabilité qu’il n’a pas. C’est l’évidence même, mais quand on a des gouvernements faibles, il est si facile de les soumettre au chantage en passant par l’étranger…

Ceci dit, là où la puissance publique ne peut pas fuir ses responsabilités, c’est dans la remise en état de ce texte de 2012, où les parties ne sont pas sur un pied d’égalité. L’inégalité réside dans le fait qu’une partie, les promoteurs, est parfaitement informée. L’autre, les acheteurs, maîtrise très mal les procédures et ignore quels sont ses droits.

La différence d’information est telle que ce texte est incapable d’équilibrer le rapport entre acheteur et vendeur.  D’où la grande méfiance des gouvernements précédents qui ne voulaient pas de ce texte.

Ne nous leurrons pas: la Vefa ne sert qu’à financer le chantier que le promoteur n’arrive pas à payer.  Ni plus ni moins.

 

 

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