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L'Edito

Détresse

Par L'Economiste| Edition N°:1749 Le 16/04/2004 | Partager

Si le calendrier 2005 est respecté comme prévu, ce sera la plus grande avancée sociale de ces dernières années. Il s'agira incontestablement de la plus belle pièce que Jettou pourrait afficher à son tableau de chasse. Et si le Premier ministre se montre fort prudent pour boucler le projet, ne le condamnons pas pour autant: personne n'a osé attaquer de front ce dossier. L'AMO a été pendant longtemps une patate chaude dont les gouvernements faisaient leur credo au début de leur mandat mais finissaient par mettre aux oubliettes dès qu'il s'agit de s'attaquer aux questions de fond. Echaudé par les déficits abyssaux constatés par les expériences étrangères, le Maroc a fait et refait depuis 15 ans les scénarios pour la mise en place de l'AMO. Etudes de la Banque mondiale, du BIT... jamais un sujet n'aura été aussi débattu. Au bout du compte, peu d'avancées.Certes, les discussions s'annoncent dures, car la plupart des partenaires concernés, -patronat, syndicat-, ont des objectifs et des lignes rouges qu'ils considèrent comme non négociables. La CGEM par exemple s'inquiète, à juste titre, des risques de surenchérissement des charges sociales, ayant déjà fort à faire avec la mise à niveau, les ALE, et la chasse à l'informel. Mais on ne peut pas non plus ne rien faire. Une des premières choses auxquelles on pense pour apprécier le degré de développement d'un pays, c'est la qualité de son système de santé. Et sur ce point, force est de reconnaître que nous sommes très mal lotis. Des milliers de Marocains sans couverture médicale sont livrés à eux-mêmes, meurent dans l'indifférence absolue, dans des conditions inhumaines. Parfois, c'est de véritables appels de détresse, comme ces messages lancés implicitement par des familles de fonctionnaires qui n'ont même plus peur de frauder en se refilant la même carte d'adhérent CNOPS pour se faire soigner. L'AMO, c'est un peu la gueule du lion que tout le monde redoute. Mais il faudra bien se résigner à s'y engouffrer un jour. Mohamed BENABID

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