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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:1031 Le 04/06/2001 | Partager

Le diable n'est pas là où vous le croyez, dit la maxime. Ce qui se passe actuellement dans les télécoms marocaines est plus que dangereux. Le laborieux processus de construction de l'Etat de droit, dans ce secteur cité en exemple par les organismes internationaux et dont s'inspirent quelques pays, est aujourd'hui en péril. Dans sa mission de garant de la loyauté de la concurrence, l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) est dotée de pouvoir de sanctions. Mais là où le bât blesse, c'est lorsque pour des motifs inavoués, le politique sape son autorité en renvoyant aux calendes grecques des sanctions prononcées envers un acteur du marché. Or, l'Agence ne fait qu'appliquer des procédures prévues par la loi.Et si le législateur a créé une autorité de régulation spécifique aux télécoms, c'était pour mettre à l'abri des aléas politiques une industrie qui bouge et dont les enjeux financiers se chiffrent en milliards de dirhams. Une instance de régulation indépendante, c'est la garantie de transparence pour les investisseurs. En "refusant" de faire appliquer la loi, le gouvernement envoie un très mauvais signal aux investisseurs. Plus grave, il prend le risque de dilapider le capital-confiance qui a fait le succès des télécoms marocaines dans les milieux financiers internationaux. C'est là où réside l'enjeu bien au-delà des querelles de personnes et des calculs politiciens. Quel crédit accorder à l'idée projetée de dupliquer la même structure à d'autres secteurs (l'électricité par exemple) quand on ne respecte pas déjà l'existant? Aucun.Le modèle de régulation indépendante est nouveau dans le paysage politico-économique du Maroc. Comme il a dû mordre forcément sur la parcelle de certains pouvoirs, il fallait s'attendre aux résistances. Et elles sont venues de là où on les attendait le moins. Il reviendra à l'opinion publique de trancher.Abashi SHAMAMBA

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