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L'Edito

Constitution

Par L'Economiste| Edition N°:4578 Le 29/07/2015 | Partager

La fête du Trône, c’est un moment important. On attend ce que le Souverain va dire, dans un discours qui, traditionnellement, pèse plus que ses autres prises de parole; lesquelles sont devenues rares sous la nouvelle Constitution.
A mi-voix (parce que ce n’est pas politiquement correct), beaucoup commencent à regretter que ce texte ait fait une part très, trop(?), large aux partis politiques et surtout à leurs membres professionnels.
Il y a le Trône, il y a aussi les agences et autorités techniques indépendantes et il y a les associations, dont certaines sont directement constitutionnalisées. Tous participent, dans la mesure de leurs moyens et surtout de leur volonté, à la définition des diverses politiques du Royaume. Souvent ces organes mettent directement la main à la pâte.
Il est à noter que la Constitution fixe là de très anciens usages de consultation-négociation-équilibre-décisions, pas toujours bien formalisés, mais toujours puissants.
 Au XXe siècle, le concept occidental de démocratie a vigoureusement combattu cette façon de faire, préférant passer par le seul système d’élections où des partis politiques sont en compétition. Aujourd’hui, partout, ce système est critiqué: il est sclérosé et renfermé sur lui-même, en s’éloignant des citoyens.
Or, ces citoyens, mieux informés, plus individualistes, plus activistes, sont plus exigeants. Il est difficile de les «brancher» sur les partis, où les règles de promotion sont éloignées de ce que l’esprit de justice ou de mérite imposerait.
Ne cherchons pas de coupables, c’est le monde et le Maroc qui ont changé. Profitons de cette fête du Trône, la plus centrale de nos institutions, pour réfléchir à notre Constitution, dont le vrai mérite est en fait de poser des têtes de chapitres pour laisser aux gens le soin d’écrire le scénario.

 

Nadia SALAH

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