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    Cocktail

    Par L'Economiste| Edition N°:914 Le 12/12/2000 | Partager

    Un désordre politique s'installe. Il nous déstabilise parce que nous n'y sommes pas habitués. Ce désordre doit s'analyser à plusieurs niveaux:- le tâtonnement normal de structures étatiques cherchant à s'inscrire dans un système démocratique. En effet, nous avons un gouvernement construit sur un équilibre fragile, sujet à négociations et rapports de forces permanents. Les composantes de cette coalition, tout en exerçant le pouvoir ensemble, demeurent en concurrence pour le leadership. De ce fait, les coups bas tombent dru;- le gouvernement ne peut ignorer les attentes de l'opinion publique. Il est donc d'autant plus sensible à la pression que le système n'y est pas habitué et n'a pas de mécanisme d'amortissement et de régulation en la matière;- la société elle-même a trop longtemps été frustrée de la possibilité de s'exprimer et d'agir sur le pouvoir. Ses éléments les plus dynamiques se dépensent désormais sans compter. Cependant, ils confondent pression et exercice du pouvoir. De la sorte, la marge de négociation disparaît. Les pressions particulières deviennent des exigences immédiates et universelles sous peine d'anathème généralisé;- les partis eux-mêmes ne réagissent plus de la même manière. A l'image du reste, les exigences de l'intérieur y avaient été trop longtemps figées. Elles fusent maintenant de toutes parts, à tel point que les discours des partis au gouvernement sont plus acerbes que ceux que pourrait tenir l'opposition si elle existait encore;- la contestation est désormais sans risque. Mieux, elle est socialement valorisante.Ainsi, avons-nous le cocktail parfait des apprentis démocrates que nous sommes. Soyons sans illusion: c'est un passage obligé. Dans le meilleur des cas, il mettra quelques années à se décanter. Dans le pire, si nous n'arrivons pas à le gérer, il nous explosera à la figure comme cela est arrivé à d'autres avant nous. Abdelmounaïm DILAMI

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