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    L'Edito

    Ça bouge!

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5531 Le 10/06/2019 | Partager
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    Ne boudons pas nos espoirs. Cette année 2019 ne sera pas celle du redressement marocain, mais après, ça ira mieux, dit la Banque mondiale. C’est aussi ce que dit, depuis quelques semaines, le HCP. Il se pourrait même que Rabat affiche un taux de croissance supérieur à la moyenne à partir de l’année prochaine. Pas de beaucoup, mais c’est important après toutes ces années difficiles.

    En attendant, on voit repartir une minuscule consommation de ciment (près de 2% après une baisse de 10%: une inversion qui peut tout changer) et les importations de gros matériel, soit pour les mines et chantiers, soit pour l’industrie. Trois bons signes car ceux-là ne savent pas mentir: on ne stocke pas le ciment et qui achèterait des machines pour les laisser rouiller?

    Chez les banquiers, on remarque la montée des crédits aux particuliers, avec des rythmes élevés. Mais on note aussi l’exposition aux crédits-habitation qui a plus que doublé en dix ans. Le logement fait aujourd’hui les 4/5e des demandes de ciment.

    On n’apprendra rien à personne en disant qu’une concentration de risques apparaît dans le domaine. Heureusement, l’on connaît l’art de la Banque centrale de faire de la haute couture…

    L’autre et immense facteur de risque reste bien entendu les retards de paiements, partis de l’Etat au début de la décennie et touchant aujourd’hui des particuliers. Ils pèsent, à la louche, quelque 400 milliards de DH.

    On n’est pas si loin de l’équivalent d’un demi-PIB, ce qui est colossal. De l’inédit sauf dans les pays en guerre. A de tels niveaux, il faudrait être naïf pour croire à un redressement naturel sous l’empire des textes. Il s’agit des deux lois les plus bêtes jamais vues au Maroc.

    A l’arrivée de Benchaâboun aux Finances, les paiements sont redevenus une priorité de la politique publique.

    Selon toute apparence, le tissu économique lui accorde foi.

    La confiance, premier ingrédient de la croissance, mais aussi son plus fragile composant.

     

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