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L'Edito

Blouses…

Par L'Economiste| Edition N°:2864 Le 19/09/2008 | Partager

Voilà une ministre qui travaille. Les opérations manu pulite déclenchées par Yasmina Baddou font partie du genre de mesures que le Marocain affectionne. C’est-à-dire celles qui donnent des résultats. Judiciariser les affaires de corruption dans la Santé? oui, il n’est jamais trop tard pour commencer. La réforme en cours ne peut en faire l’économie, si elle veut verrouiller sa crédibilité. La corruption dans la Santé, c’est l’une des autres «infections nosocomiales» qu’un personnel médical sans scrupule a quasi institutionnalisée! Elle est d’autant plus scandaleuse que les «bourreaux» profitent du désarroi des victimes, leurs familles, fragilisées par leur état psychologique du fait de la maladie. Dans les campagnes, les quartiers populaires, les populations ne sont pas suffisamment instruites pour connaître leur droit. Ce qui fait d’elles des cibles potentielles.L’Inspection générale de la Santé, dont on semble enfin mesurer l’utilité, voire même l’existence, sort ainsi d’une longue période d’hibernation pour remettre un certain nombre de dossiers dans le circuit. Le département de la Santé a la sagesse de rendre ces affaires publiques. La lutte anti-corruption est un chantier pour lequel il ne faut surtout pas laver le linge sale en famille. Ceux qui prétendent le contraire ne sont pas nécessairement bien intentionnés. Les affaires doivent être instruites dans la sérénité, mais jugées tout de même. La lutte aura besoin de souffle, beaucoup de souffle pour traquer une corruption tapie sous des blouses... pas si blanches que cela. Cette opération ne sera, de surcroît, politiquement pas neutre pour Baddou. Elle en a sans doute conscience. Vu les intérêts en cause, il ne faut guère s’étonner de voir la résistance s’organiser ici et là, les sit-in se multiplier pour un prétexte ou un autre... Tant pis, le jeu en vaut la chandelle.Mohamed Benabid

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