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L'Edito

Bidonville

Par L'Economiste| Edition N°:3147 Le 11/11/2009 | Partager

Nul n’est prophète en son pays. Il aura fallu que les Allemands s’intéressent, en Allemagne, à l’histoire architecturale et urbanistique de Casablanca pour que l’on réalise avoir dépoussiéré de vieux trésors. La métropole a eu avant l’indépendance des expériences pionnières en matière de programmes sociaux. De véritables laboratoires suivis par les spécialistes du monde entier. Bien entendu lorsqu’on entend parler des carrières centrales, des cités Aïn Chock, el Hank, cela nous rappelle vaguement quelques souvenirs et surtout les images qu’elles nous renvoient aujourd’hui: des espaces étouffants où se conjuguent exiguïté, absence de lumière, laideurs, saletés, densité démographique et forêts de paraboles. Les photos de l’époque, admirablement immortalisées et mises en valeur par Monique Eleb et Jean-Louis Cohen dans leur ouvrage culte sur Casablanca, semblent pourtant indiquer d’autres orientations, c’est-à-dire que ces constructions et ces quartiers pouvaient être à la fois économiquement et socialement intelligents. Et que le souci du bien-être des populations, que Joseph Stiglitz invite à réintégrer aujourd’hui dans les critères d’évaluation du PIB, était érigé parmi les priorités. Ces expériences gagneraient beaucoup à être redécouvertes, approfondies, méditées.Or tout le malheur actuellement est que les programmes de logements sociaux répondent rarement au souci de bien-être des habitants. Une des aberrations: la spéculation immobilière a fini par faire admettre l’idée que l’on pouvait privatiser l’espace public. Les services communs, les jardins par exemple, restent inaccessibles pour ces catégories défavorisées qui ont pourtant besoin plus que d’autres de retrouver des espaces qu’ils n’ont pas forcément chez eux. Du coup, la «salubrité» de l’habitat ne constitue pas nécessairement une motivation suffisante pour sortir de son bidonville.Mohamed BENABID

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