×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Transport ferroviaire: La révolution TGV enclenchée

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Les conventions de financement signées vendredi dernier. Alstom livrera les rames pour un montant de 4,4 milliards de DH. La mise en service sera effectuée dès décembre 2015, soit une année après la finalisation du projetLE projet de train à grande vitesse (TGV) se concrétise. L’Etat a réussi à lever les fonds nécessaires pour sa réalisation. En effet, plusieurs conventions de financement ont été signées vendredi dernier à Tanger en présence du Roi. Elles totalisent un montant de 14,2 milliards de DH, contributions de plusieurs bailleurs de fonds du Golfe arabe, ainsi qu’une participation du Trésor français et de plusieurs banques de l’Hexagone. Parmi les bailleurs de fonds arabes figure en bonne position le Fonds saoudien pour le développement avec 1,585 milliard de DH, suivi par le Fonds koweïtien pour le développement avec 1,1 milliard, le Fonds d’Abu Dhabi pour 770 millions de DH et enfin le Fonds arabe pour le développement économique avec 626 millions de DH. Le financement est complété par un gros prêt français de 6,875 milliards de DH octroyé par le Trésor français et un groupe de banques commerciales, garanti par une convention d’application signée avec la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur, Coface. A cela s’ajoute un don de l’Etat français d’un montant de 825 millions de DH. L’Etat marocain a lui aussi mis la main à la poche. Il est prévu que le Budget général de l’Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social investissent 5,8 milliards de DH pour boucler le financement du projet dont le montant total est de 20 milliards de DH. Ce financement inclut les études et le pilotage du projet, l’infrastructure ferroviaire nécessaire, ainsi que l’acquisition des équipements ferroviaires et du matériel roulant. Ce dernier a fait l’objet d’un contrat d’acquisition lors de cette même cérémonie pour un montant total de 4,4 milliards de DH signé avec le français Alstom. Selon nos informations, le contrat comporte trois options d’un montant total de 85,7 millions d’euros. Pour deux rames, des équipements de signalisations et des pièces de rechange.Ce contrat inclut la fourniture de 14 rames duplex à grande vitesse. Elles seront composées de deux motrices encadrant huit wagons articulés, deux de première classe et cinq de seconde. Ils seront complétés par une buvette. Chaque rame offre une capacité de 533 places assises dont une cinquantaine réservées aux usagers à mobilité réduite. Le planning des travaux prévoit la finalisation du projet vers fin 2014. Une fois les essais réalisés, la mise en service sera effectuée, selon l’Office national des chemins de fer (ONCF), en décembre 2015. Entre-temps, le projet, déclaré d’utilité publique, a reçu l’accord du Comité national d’étude d’impact. Les travaux préparatoires ont d’ailleurs été entamés en juillet dernier. Le planning à suivre, selon l’ONCF, se déroule en trois phases. L’approvisionnement en éléments stratégiques devrait démarrer en février prochain, alors que les grands travaux de génie civil seront lancés vers la mi-2011. Quelques mois plus tard, en août 2011, devra démarrer la phase concernant l’installation des premiers équipements ferroviaires. A noter qu’en parallèle, un grand centre de maintenance devrait être installé à côté de la gare Tanger-Moghogha sur une superficie de 22 hectares. Il devrait assurer l’entretien des rames duplex à grande vitesse avec à la clé la création de 200 postes d’emploi. Selon l’ONCF, le projet devrait répondre à la croissance de la demande sur la ligne Tanger-Casablanca qui a connu une progression de 70% entre 2002 et 2009. Selon les estimations de l’Office, plus de 6 millions d’usagers devront l’emprunter dès sa première année de service. Il permettra de réduire la durée du trajet entre Tanger et Casablanca de moitié et le faire passer de 4h45 mn à 2h10 mn. Quant à Rabat, elle ne sera qu’à moins de 90 minutes de Tanger, le temps d’un match de football.


Perspectives

LE projet devrait, selon ses promoteurs, offrir une réponse de qualité internationale à la demande croissante du trafic entre Tanger et Casablanca. Il devrait aussi accompagner le développement économique de la région en raccourcissant les distances entre le centre et le nord du pays. Par la même occasion, il va permettre de libérer la capacité de transport sur les lignes actuelles pour répondre à la demande en fret ferroviaire engendrée par le port TangerMed.Ali ABJIOU

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc