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Entreprise Internationale

Standard and Poor's-Adef révise la note d'Alcatel Alsthom

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

"Malgré les solides positions concurrentielles d'Alcatel dans des secteurs et sur des marchés porteurs, une relative incertitude persiste sur la robustesse du redressement des résultats à moyen terme", indique l'agence de notation Standard and Poor's-Adef, qui a décidé de réviser la perspective sur la note à long terme du groupe. De stable, la note est désormais négative. Elle pourrait être réduite "s'il apparaissait que les indicateurs financiers, tels que le ratio de capacité d'autofinancement sur la dette nette, ne retrouvaient pas leur niveau de 1994 dans les trois prochaines années", avertit l'agence.

L'incertitude qui pèse sur le redressement des résultats à moyen terme est liée, est-il précisé, à la nature "partiellement structurelle de la baisse des résultats et à la baisse des prix".
Le groupe français pourrait finir l'année avec des pertes comprises entre 20 et 25 milliards de Francs (1FF=1,72DH). Au premier semestre, la perte dégagée atteignait 1,2 milliard.

Standard and Poor's-Adef s'interroge particulièrement sur la capacité d'Alcatel Alsthom à faire face à la dégradation de ses résultats, compte tenu des contraintes fortes auxquelles le groupe doit répondre sur ces principaux marchés, notamment les télécommunications en cours de déréglementation en Europe.

En dépit de cela, l'agence de notation a décidé dans un premier temps de confirmer les notes attribuées à la dette court et long terme émise par le groupe et ses filiales, souligne le quotidien français. "Les notes s'appuient sur les excellentes positions industrielles et commerciales dont dispose le groupe ainsi que sur la relative solidité de sa structure financière". Le ratio d'endettement (dettes sur fonds propres) devrait, à moyen terme, se rapprocher des 16% de 1994. Cette année, il devrait s'établir autour de 38%, selon les estimations du groupe. Le retour à la normale du ratio d'endettement devrait être rendu possible grâce au programme de restructuration récemment annoncé par le président d'Alcatel Alsthom, Serge Tchuruk.

Ce programme vise à améliorer la productivité du groupe de 7 milliards de Francs par an d'ici à 1998.

Il va inévitablement se traduire par des réductions d'effectifs dont l'ampleur n'est pas connue avec exactitude. Selon, Libération, 30.000 licenciements sont prévus sur un effectif total de 200.000 salariés.

Une provision pour restructuration de 10 à 12 milliards de Francs viendra s'ajouter aux 6 milliards déjà inscrits au bilan de cette année. Une, deuxième somme du même montant (10 à 12 milliards) sera mise de côté pour faire face aux dépréciations d'actifs.

Pour contrebalancer ces provisions, le patron d'Alcatel a annoncé 10 milliards de Francs de cessions d'actifs d'ici à fin 1996.

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