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Sacs en plastique: La prolifération sera-t-elle endiguée?

Par L'Economiste | Edition N°:1145 Le 16/11/2001 | Partager

. Un projet de décret propose la réglementation de la production et l'usage des sacs en plastique. Les professionnels du secteur y restent cependant indifférentsLes effets néfastes des sacs en plastique sur l'environnement ont atteint un seuil critique. Pollution des cours d'eau, dégradation de l'esthétique des villes, propagation de substances toxiques… les méfaits abondent. Pour redresser cette situation peu flatteuse, un projet de décret a été élaboré par le département de l'Environnement. Objectif: mettre en place des mesures réglementant la production et l'usage des sacs en plastique. Le texte est appelé à franchir le cap du Secrétariat Général du Gouvernement dans les semaines à venir. Le projet, qui comprend 11 articles, se fixe deux objectifs. Le premier: combler le vide juridique existant. Le secteur du plastique n'est réglementé par aucune loi. Il n'existe jusqu'à présent pas de textes juridiques spécifiques en la matière. Le deuxième consiste à assurer les conditions de salubrité et d'hygiène découlant de l'usage des sacs en plastique. Destinés à l'emballage de produits alimentaires, ils entraînent chaque année de nombreux cas d'intoxication en raison des substances nocives avec lesquelles ils sont fabriqués.Pour remédier à cette situation, l'article 5 dispose que “les sacs en plastique doivent être fabriqués à partir de matières premières vierges et ne doivent pas contenir des substances chimiquement toxiques”. En outre, la mention de l'entreprise productrice devra figurer sur tout sac mis en vente sur le marché (article 7). Avec cette disposition, un contrôle plus strict pourra être effectué auprès des centres de production et en cas d'infraction faciliter l'application des sanctions adéquates. En dépit de cette précision, le texte demeure silencieux quant au recyclage des sacs en plastique. Il confie cette question à l'appréciation des présidents des conseils communaux (article 10). La préservation de l'environnement étant reléguée au second plan dans la gestion des affaires locales, l'inapplicabilité de cette décision s'annonce comme d'ores et déjà acquise. La multiplicité des acteurs intervenant dans le contrôle des déchets en plastique risque elle aussi de compliquer la tâche. Pas moins de cinq départements (Environnement, Santé, Intérieur, Agriculture, Commerce) sont habilités à intervenir dans ce domaine, sans qu'aucune compétence précise ne soit reconnue à chacun d'eux. Mais, l'obstacle le plus important est sans aucun doute la réticence des professionnels du secteur. Les plasturgiens rechignent en effet à cautionner tout effort entrepris en matière de réglementation. Leurs intérêts financiers en seraient compromis. Un accord de coopération proposé en mai dernier n'a pas encore reçu de réponse. Il visait à institutionnaliser des mécanismes de coopération entre le département de l'Environnement et l'Association Marocaine de Plasturgie (AMP). Avec le projet de décret, le gouvernement revient donc une nouvelle fois à la charge. Cependant, arrivera-t-il à vaincre toutes les poches de résistance?


Chiffres-clés

Le Maroc consomme près de 400.000 tonnes de sacs en plastique par an, et représente 6% de la quantité d'ordures produite. La moyenne annuelle de consommation est quant à elle de 5,5 kg par habitant. Parallèlement, l'importation de matières premières servant à l'élaboration de plastique a connu une croissance de 30% entre 1993 et 2000. Quant à la gamme la plus produite, le plastique noir fait figure de vedette, avec 60% de la production nationale globale. En dépit de ce fort potentiel de croissance, les investissements en matière de protection de l'environnement n'ont jamais suivi. Abdelfattah BERHIL


. En bref. La Fondation BMCE finance un projet au Sénégal La première pierre de l'école communautaire rurale de Mbissao, une localité située à quelque 70 km de Dakar, a été inaugurée récemment par le président de la Fondation de la BMCE Othman Benjelloun et Viviane Wade, épouse du chef de l'Etat sénégalais et présidente de la Fondation «Education et Santé». La Fondation BMCE a décidé de financer les travaux de construction et d'équipement de cette école rurale qui sera opérationnelle en septembre 2002. . Enquête publique sur un projet de norme Un projet de norme marocaine sur la sécurité des jouets a été mis à l'enquête publique par le Service de Normalisation Industrielle Marocaine (SNIMA). Il s'agit de la version révisée de la norme marocaine NM 218001 relative aux propriétés mécaniques et physiques des jouets. Les remarques et observations sur ce projet de norme doivent être transmises au SNIMA avant le 31 janvier 2002.. Textile: Progression de 4% des exportations La valeur des exportations du secteur textile et habillement a progressé de 4% durant les huit premiers mois de 2001 par rapport à la même période de l'année dernière. Elle est passée de 18.284 millions de DH à 19.005 millions, a indiqué récemment à Casablanca Mohamed Lahlou, président de l'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (AMITH).

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