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Le 29/11/2021
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Analyse: Les différents scénarios de financement du Trésor en 2002

Par L'Economiste | Edition N°:1145 Le 16/11/2001 | Partager

. Outre l'appel au marché, le projet de loi de Finances montre que l'institution dispose d'autres alternatives. La logique veut que le Trésor maintienne ses interventions sur le marché des adjudicationsComment se financera le Trésor au cours du prochain exercice budgétaire? L'institution fera-t-elle plus appel à l'épargne intérieure (adjudications en bons du Trésor) qu'à d'autres sources de financement? A la veille de l'adoption des projets de loi de Finances, ce sont les mêmes questions qui reviennent à la charge. Un projet qui, faut-il le rappeler, obéit dans le fond à trois règles basiques: rationalisation du secteur public, contrôle de l'évolution des dépenses et affectation rationnelle aux différents postes budgétaires. Les données du projet ont été analysées différemment par les observateurs.Certains craignent que la prochaine année budgétaire ne soit marquée par un appel relativement limité du Trésor au marché. Cette catégorie d'observateurs estime que le projet de loi de Finances montre que l'institution dispose d'autres alternatives pour ne pas recourir au marché des adjudications de manière forte. Encore faut-il que les différents programmes annoncés dans le projet de budget se réalisent et qu'il n'y ait pas d'aléas conjoncturels majeurs (sécheresse, non-réalisation des recettes de privatisation escomptées pour 12,5 milliards de DH...).D'autres estiment, au contraire, que le Trésor continuera à mobiliser régulièrement les ressources intérieures pour le financement du déficit et ce, conformément aux objectifs instaurés par les responsables du Trésor et du ministre des Finances lui-même. En début d'année, l'argentier du Royaume avait en effet annoncé une série de réformes pour dynamiser le marché de la dette. Des réformes qui versent toutes dans le même sens, une régularité des émissions du Trésor sur le marché primaire des BTN (Bons du Trésor Négociables).Aussi, pour schématiser l'intervention du Trésor sur le marché, faut-il d'abord évaluer ses besoins pour l'exercice en question. Selon les analystes de Médiafinance, et d'après les données publiées dans le projet de loi de Finances, le besoin de financement net du Trésor, hors refinancement de la dette intérieure, est estimé à environ 21 milliards de DH en 2002. Ce montant représente près de 5,2% du PIB. “Ce besoin de financement net est déterminé, d'une part, par un niveau de déficit budgétaire évalué à 15,7 milliards de DH”, expliquent les analystes de Médiafinance. Et d'ajouter: “Cela en tenant compte d'une dotation, estimée à 3,8 milliards de DH, qui serait versée au Fonds Hassan II par le biais d'un prélèvement sur les recettes de privatisation au titre de 2002”. Selon ces analystes, les besoins de financement net évalués, auxquels s'ajoute une partie sur le refinancement de la dette intérieure, pourraient être en partie assurés par un recours possible à la trésorerie du Fonds Hassan II et à l'avance statutaire de BAM. Cette dernière, instaurée par la loi (deuxième alinéa de l'article 35 des statuts de Bank Al-Maghrib), n'est en fait qu'une facilité de caisse accordée par la Banque centrale au Trésor.. Maintien d'une communication mensuelleEn conséquence, l'appel au marché pourrait, selon Médiafinance, “s'effectuer de façon limitée, d'autant plus que le niveau des arriérés, actuellement bas, offre une marge de financement supplémentaire en cas de dérapage budgétaire lors de l'exécution de la prochaine Loi de Finances”. A rappeler que les mesures annoncées dans le projet de loi de Finances s'inscrivent dans la continuité par rapport aux déclarations successives de l'argentier du Royaume. Elles portent globalement sur l'amélioration du financement du Trésor et du niveau d'information et de transparence sur ce marché. Et ce, à travers une dynamisation du marché des bons du Trésor par adjudication.Parmi les mesures annoncées, le maintien d'une communication mensuelle des besoins du Trésor, l'élargissement et l'augmentation de l'encours des lignes annoncée à plusieurs reprises par le ministre des Finances. L'élargissement du nombre de lignes permettra d'assurer une liquidité importante du marché secondaire et d'harmoniser les cotations sur ce compartiment. A ce titre, il sera procédé à la sélection des lignes des bons du Trésor représentant les différentes maturités de la courbe des taux. Signalons que cette sélection s'effectuera durant les réunions régulières entre IVT et Trésor.Les critères de sélection se basent sur la représentativité des différentes maturités de la courbe des taux ainsi que le gisement de ces lignes au moment de leur sélection.En effet, plus le gisement est important, plus le caractère de négociabilité sur le marché secondaire le devient aussi.“L'élargissement du panel de lignes est important dans la mesure où il permettra d'accroître la liquidité et le développement des transactions sur le marché secondaire”, souligne un intervenant. Et d'ajouter: “Par conséquent, la détermination des prix d'équilibre entre l'offre et la demande sera améliorée, permettant d'obtenir une courbe des taux reflétant les anticipations du marché”.


La revanche des courtiers classiques?

Après les déceptions enregistrées dans la plupart des pays européens, les courtiers en ligne allemands continuent leur série noire. C'est en Allemagne que le mariage NTIC et Bourse avait été le plus important. Les maisons de courtage en ligne d'Allemagne étaient même regardées comme les futures maîtresses de l'Europe boursicoteuse. Cette semaine, le principal, Consors, annonce des prévisions de pertes record pour l'année en cours, près de 80 millions d'euros (soit 700 millions de DH). C'est la deuxième annonce du même type depuis le début novembre. Plus préoccupant, les courtiers en ligne ont vu fondre les encours de conservation (la moitié en un an chez Consors) et le volume des transactions est en forte chute depuis trois mois. On s'attend donc à des fusions dans le secteur. Les incertitudes boursières, depuis le début de l'année 2001, semblent donc avoir remis à la mode le courtage classique.Yousra MAHFOUD

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