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Enquête R&D Maroc: Ce n’est pas encore une priorité!

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

. L’entreprise a d’autres soucis qui polarisent son énergie. Pour son développement, elle privilégie ses compétences internes.... ... Et autofinance ses projets Rares sont les entreprises qui se soucient d’innovation et de développement. Elles sont pour la plupart empêtrées dans des problèmes de gestion quotidienne, avec le banquier le fournisseur ou le client.Pour celles qui y consacrent une partie de leur ressources, c’est la conquête de nouveaux marchés qui les motive. Vient ensuite l’amélioration de l’organisation interne et des procédés de fabrication. Ce sont les conclusions de la dernière enquête menée en mars 2004 par l’Association R&D auprès des participants de France Expo. Pour réaliser ces projets, l’entreprise locale s’appuie de préférence sur ses compétences internes. Cependant, quelques-unes recourent à la sous-traitance partielle, en sollicitant des laboratoires publics, des sociétés industrielles ou des bureaux d’études. “Aucune entreprise interrogée n’a contracté de partenariat avec une université pour se faire accompagner dans ces travaux”, relève Abdelhak Chaibi, chargé de mission à l’Association marocaine pour la recherche-développement.Motus sur le budget affecté à la R&D. D’après les rares réponses collectées, les dépenses varieraient entre 1 et 20% du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise.Ces fonds, qui proviennent en grande partie des caisses de l’entreprise, sont destinés en priorité à l’achat d’équipements et la rémunération des cadres chargés de la mission. “La formation des employés n’est évoquée qu’en dernière position”.Quant à la provision pour la recherche et développement (PRD) introduite par la loi de Finances 1999-2000, elle est ignorée de la majorité des entreprises interrogées. “Cependant, après avoir pris connaissance des avantages de cette loi, quelques entreprises déclarent leur intention d’en profiter”, précise le chargé de projet de R&D Maroc.La plupart des sociétés interrogées affirment leur volonté de réaliser des projets R&D mais dénoncent la persistance d’obstacles. Il s’agit notamment de l’insuffisance des ressources financières, la méconnaissance des textes réglementaires et les besoins en formation. Pour pallier ces carences et renforcer l’impact de la PRD, l’Association R&D s’est fixée comme objectif d’identifier les besoins du tissu industriel et de proposer des mesures correctives.


L’expérience de Mafoder

Les innovations de Mafoder portent sur la fabrication de pièces standard destinées au secteur de l’eau et de l’assainissement. Les nouveaux produits, qui incorporent les technologies les plus récentes, sont conformes aux normes internationales les plus récentes et répondent à une attente spécifique de l’exploitant. Il s’agit par exemple de la conception d’un système de sécurisation pour tampons de voirie en fonte ductile qui rend ces produits les plus inviolables possible. Il s’agit également du développement d’une gamme de raccords en fonte ductile à emboîtement pour tuyaux PVC qui répond aux standards internationaux. “Néanmoins, nous constatons que certaines régies ou autres organismes continuent à spécifier dans leurs appels d’offres des produits non normalisés, ce qui contribue à tirer le niveau technique des entreprises vers le bas et à décourager l’innovation”, dénonce Brahim Slaoui, directeur général de Mafoder. Au niveau des process, Mafoder a innové en optimisant les conditions de délai et de qualité pour la fabrication des pièces.Pour mener à bien ses programmes industriels, l’entreprise a eu recours à l’Association R&D. “Nous avons par ailleurs bénéficié d’une excellente collaboration avec l’Université Hassan II.Quant aux compétences locales, elles sont nombreuses pourvu qu’elles soient encadrées”, affirme le directeur.


Managem réduit sa dépendance de la mine

Au départ, l’investissement dans la R&D de la filiale minière de l’ONA portait sur la valorisation des produits bruts et visait l’exportation de produits raffinés, notamment le cobalt. “La première innovation permet donc à Managem de sortir du marché mondial des commodities pour pénétrer le club fermé du métal”, explique Ismaïl Akalay, directeur général de l’Hydrométallurgie et de la R&D à Managem. La filiale ira ensuite plus loin en développant les dérivés métallurgiques. Ce sont des produits chimiques plus que miniers destinés au cosmétique, à la pharmacie et à la fabrication de caoutchouc notamment.Mais l’acquis le plus important aux yeux du directeur de la Recherche, réside dans la maîtrise d’un nouveau métier: l’hydrométallurgie. “Ce métier contribue à réduire notre dépendance à l’égard des réserves minières et de la teneur en métal”. Managem a aujourtd’hui la possibilité d’importer des produits secondaires pour les valoriser localement avant leur réexportation.Côté financement, Managem recourt à la PRG (provision pour reconstitution de gisement). Quant à l’expertise utilisée, elle est développée en interne. La société s’appuie par ailleurs sur un réseau international de chercheurs. Sur le plan local, Managem est liée par des conventions à plusieurs universités et écoles d’ingénieurs. “Nous confions aux chercheurs locaux des travaux portant sur des problématiques en amont, telles que l’impact de nouveaux procédés sur l’environnement par exemple”, précise Ismaïl Akalay, qui ne manque pas de louer la qualité de la formation scientifique des lauréats. “Il leur manque juste l’esprit d’initiative”. Une aptitude qu’ils peuvent rapidement développer à l’issue d’une formation et de mises à l’épreuve.


Les mesures de soutien

. PRD (provision pour recherche-développement)Il s’agit d’une incitation fiscale destinée à encourager les entreprises à réaliser des programmes de R&D. La provision peut aller jusqu’à 20% du résultat imposable, dans la limite de 30% du montant de l’investissement. Les délais de justification sont de 3 ans, à partir de la date de l’exercice concerné.. RMIE (réseau Maroc incubation et essaimage)Ce programme doté d’un budget de 20,85 millions de DH, est piloté conjointement par les ministères de la Recherche scientifique et du Commerce et de l’Industrie, le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), R&D Maroc et le service de coopération français. Il concerne 50 projets de création d’entreprises et arrive à expiration en 2005. Il apporte un appui financier et un hébergement au sein des incubateurs du réseau. Le soutien concerne également la propriété industrielle et commerciale ainsi que le suivi et l’assistance pendant l’incubation et à la sortie de l’incubateur.. PTR (prestation technologique réseau)Ce programme s’étale sur une durée de 3 ans (2002-2004). Il est mis en place par les ministères de la Recherche scientifique et du Commerce et de l’Industrie, le CNRST, R&D Maroc, la Fondation Banque Populaire, l’Office de la propriété industrielle (OMPIC) et la Coopération française. Avec un budget de 14,5 millions de DH, ce programme est destiné à réaliser 290 PTR. Pour être éligible, l’entreprise doit exercer une activité industrielle et employer moins de 200 personnes. Le soutien financier est plafonné à 50.000 DH et vise l’amélioration de la compétitivité. L’entreprise s’engage à s’acquitter de sa quote-part minimale de 25%.. Soutien R&D Maroc aux projets d’entreprisesCe programme a permis la réalisation de 18 projets pour un coût total de 11 millions de DH. Le coût moyen par projet est de 600.000 DH. La contribution de R&D Maroc s’est, elle, élevée à 4 millions de DH. Ces projets ont permis aux entreprises de recruter 23 chercheurs. Parmi les critères d’éligibilité, le caractère innovant des travaux et l’amélioration de la compétitivité sont les plus déterminants. La réalisation de ces projets a permis par exemple de valoriser les sous-produits agricoles, d’optimiser la consommation du ciment, d’améliorer les conditions de stockage de la pomme de terre, de développer de nouvelles nuances métallurgiques pour renforcer la résistance aux phénomènes de corrosion, valoriser les déchets solides de papeterie... M. K.

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