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Producteurs laitiers: Le coup de pouce de la Commission

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Objectif: créer un rapport de force équilibré dans la filièreBruxelles a proposé des mesures pour venir en aide au secteur laitier dans la filière. Dacian Ciolos, commissaire à l’agriculture, veut permettre aux paysans de se regrouper, pour pouvoir peser face aux industriels. Elle propose tout d’abord de renforcer le poids des agriculteurs par rapport aux industriels. La Commission veut permettre aux paysans de se regrouper dans des organisations de producteurs (OP). Ils pourront ainsi peser dans les négociations avec les transformateurs, qui leur achètent le lait.L’Europe compte 950 000 producteurs laitiers qui font face à 5.400 transformateurs. D’où un rapport de force très déséquilibré dans la filière. «Le secteur est, par excellence, non seulement important pour la production alimentaire, mais aussi dans l’équilibre territorial», a expliqué Dacian Ciolos.Pour les encourager, les agriculteurs qui se regrouperont en OP pourront bénéficier de fonds européens spécifiques. Avec cette proposition, la Commission fait un demi-tour spectaculaire par rapport aux règles actuelles. Aujourd’hui, les agriculteurs ne peuvent pas se rassembler, sous peine de tomber sous le coup des textes européens sur la concurrence.Cependant, la Commission veut limiter ce regroupement pour ne pas tomber dans l’excès inverse. Ainsi, les organisations de producteurs ne pourront pas représenter plus de 3,5% de la production européenne, et 33% de leur production nationale. «Il y aura donc au minimum trois organisations par pays, cinq en France et six en Allemagne», a estimé Dacian Ciolos devant les députés européens. Le seuil national de 33% pourra être abaissé par les autorités de la concurrence locales si elles estiment qu’il est trop élevé. Bruxelles propose aussi d’encourager les interprofessions, qui regroupent tous les acteurs d’une filière, du producteur au distributeur. La Commission estime que ces structures contribueront à la diffusion de «bonnes pratiques» en matière de méthodes de production et de transformation.Les interprofessions doivent également permettre une plus grande «transparence». La proposition de la Commission cite notamment «la publication de données statistiques relatives aux prix, aux volumes et à la durée des contrats précédemment conclus pour la livraison de lait cru, ainsi que la réalisation d’études sur les perspectives d’évolution du marché aux niveaux régional ou national».J.T

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