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International

Changement climatique
Enfin un consensus à Cancun!

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Création d’un Fonds vert en faveur des pays en développement. L’objectif: limiter la hausse de la température de la planète à 2 °CPrès de 200 pays réunis sous l’égide de l’ONU ont adopté samedi dernier, dans la station balnéaire de Cancun, un texte déclinant une série de mécanismes pour lutter contre le changement climatique. Le texte inscrit dans le marbre de nombreux points de l’accord politique de Copenhague, jamais adopté par la convention de l’ONU. C’est en particulier le cas de l’objectif de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 °C au-dessus des niveaux pré-industriels. Le point fort de cet accord préliminaire est la création d’un Fonds vert pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique qui provoque inondations, sécheresse et montée du niveau des eaux. Le document présente également des mesures pour la protection des forêts tropicales et le partage des technologies vertes comme le solaire ou l’éolien. L’objectif de ce rendez-vous mexicain aux ambitions modestes était d’abord de redonner souffle au processus de négociation onusien, fortement ébranlé par l’immense déception née du sommet de Copenhague. Mission accomplie, selon les délégations réunies en séance plénière pour adopter le texte. «Le texte adopté à l’issue de 12 journées de négociations intenses et parfois tendues, ouvre une nouvelle ère pour la coopération internationale sur le climat», a assuré Patricia Espinosa, ministre mexicaine des Affaires étrangères, qui présidait les débats.Le texte permet aussi de désamorcer, au moins temporairement, à la faveur d’une formule ambiguë, la «bombe» de l’avenir du protocole de Kyoto, seul traité juridiquement contraignant sur le climat existant à ce jour, qui faisait planer une menace sur l’issue des discussions à Cancun. Un sujet qui ressurgira immanquablement au prochain grand rendez-vous sur le climat fin 2011 en Afrique du Sud. Le Japon, la Russie et le Canada ont déjà prévenu qu’ils ne prolongeraient pas le protocole de Kyoto et ont réclamé un nouveau traité incluant les autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les Etats-Unis, la Chine et l’Inde. En dépit de l’enthousiasme suscité par ce texte parmi les pays participants, qui fait oublier Copenhague, cet accord n’a pas été adopté par la Bolivie, seul pays à s’être prononcé contre le texte. Elle estime que ce document autorise une progression de la température moyenne, qui exposera davantage de gens à la mort.«La règle du consensus ne signifie pas l’unanimité, ni qu’une délégation puisse prétendre imposer un droit de veto sur une volonté qui avec tant de travail a été accomplie», selon les termes de Patricia Espinosa.Par ailleurs, pour les autorités belges et européennes, le prochain défi sera d’adopter un objectif de 30% de réduction de gaz à effet de serre d’ici 2020, pour envisager le plus rapidement possible de passer à 40% de réductions.


Fonds vert: Mode d’emploi

LES pays développés ont promis à Copenhague de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le Fonds vert, qui verra transiter une partie importante de ces fonds, aura un conseil d’administration avec représentation équitable entre pays développés et en développement. Le texte de Cancun accorde l’administration intérimaire à la Banque mondiale pendant trois ans.J. T.

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