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Dette: Risques pour la stabilité de la zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. La BCE craint une compétition entre banques et Etats pour se financer. Certains établissements restent trop dépendants des liquidités qu’elle fournitLe risque souverain est le plus gros danger auquel le système financier de la zone euro est exposé, estime la BCE dans son rapport semestriel sur la stabilité financière publié récemment. L’institution estime que les besoins de refinancement pour les banques dépasseront 1.000 milliards d’euros. Elle craint ainsi que se développe une concurrence entre États et banques en vue de lever des fonds sur les marchés de capitaux.Le besoin de refinancement pour les banques de la zone euro, uniquement sur le marché obligataire, est supérieur à 1.300 milliards d’euros pour les deux années à venir. «Cette concentration a déjà existé dans les années précédentes et est restée stable depuis 2005», a affirmé Vitor Constancio, vice-président de l’institution de Francfort. Parallèlement, les craintes d’une contagion de la crise de la dette souveraine, après les sauvetages de la Grèce et de l’Irlande, ont conduit à se poser la question de l’extension du plan de sauvetage décidé par les chefs d’Etat européens, avec le FMI et la Commission européenne, d’un montant global de 750 milliards d’euros. Vitor Constancio a refusé de livrer l’opinion de la BCE sur le sujet, se bornant à dire que cela pourrait être utile «au plan technique» d’étendre le fonds en vue d’aider à résorber les difficultés autour de la dette souveraine.La BCE observe par ailleurs que certains établissements restent trop dépendants des liquidités qu’elle fournit. Les banques se prêtant moins entre elles, certains établissements, notamment portugais et espagnols, sont en effet contraints d’avoir recours régulièrement aux opérations de refinancement auprès de la banque centrale. Même si ces établissements sont en nombre limité, cela représente une part substantielle des refinancements accordés par la BCE. Le rapport précise en outre que les autorités et la BCE doivent prendre garde à ne pas retirer trop rapidement les mesures de soutien exceptionnelles prises au lendemain de la faillite de Lehman Brothers. Le rapport souligne qu’un petit nombre d’établissements dépend excessivement de la liquidité de la banque centrale et représente une part importante des volumes de refinancement totaux. Dans une interview accordée au Financial Times, Mario Draghi, gouverneur de la banque d’Italie, estime toutefois que «l’Europe est en bonne voie pour créer des règles et institutions aptes à éviter une future crise systémique».La BCE pointe un autre risque important: la résurgence de grands déséquilibres mondiaux et la possibilité qu’ils se résolvent de manière désordonnée. Cela pouvait avoir un impact sur le marché des devises et ajouter de la volatilité, ce que certains assimilent à un climat de guerre des monnaies.J. T.

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