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Economie

Prix des carburants: Quel impact sur la consommation?

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. Celle-ci augmente annuellement en moyenne de 4,5% . Progression des importations de 6%. Les taxes sur les carburants en dessous de celles des voisinsLES différentes hausses des prix des carburants n’ont pas affecté le niveau de la consommation. Selon les chiffres disponibles du ministère des Finances et de la Caisse de compensation, la consommation des produits pétroliers et du gaz butane a enregistré une hausse annuelle linéaire de l’ordre de 5% en moyenne. Ainsi, cette consommation est passée de 6,42 millions de tonnes en 2002 à 7,26 millions de tonnes à fin 2005. Pour 2006, elle est estimée à 7,5 millions de tonnes dont 3,5 millions pour le gasoil, 1,8 million pour le fuel et 1,4 million pour le butane. D’ailleurs, la consommation du fuel a progressé de 10,4% en 2005 par rapport à 2004 et celle du super de 12,09% pour la même période. Cela s’explique notamment par le regain de l’activité économique et les progrès réalisés dans le cadre du désenclavement rural. Des changements dans les modes de vie dans les campagnes et la périphérie des villes sont perceptibles. Les importations de ces produits ont également enregistré une augmentation de 4,5% par an. Ainsi, celles du pétrole brut sont estimées à 7 millions de tonnes à fin 2006 contre 6,182 millions en 2002. Les prix du pétrole brut en moyenne de 24 dollars le baril en 2002 à 69 dollars en moyenne pour cette année, soit une hausse de 288%, selon une note de la Caisse de compensation.Les importations en gaz butane atteindront 1,2 million de tonnes en 2006 contre 923.000 tonnes en 2002. La hausse moyenne annuelle est de l’ordre de 6%. Les prix internationaux ont quasiment doublé, passant de 220 dollars en 2002 à plus de 440 dollars en 2006.Rappelons que les prix des produits pétroliers sur le marché international ont connu depuis mars 2004 une hausse importante. Selon une note du ministère des Finances, le cours moyen du Brent est passé de 38 dollars le baril à près de 79 dollars en août 2006. Cette augmentation n’a pas été répercutée à la pompe en totalité, constituant au fil des mois des arriérés au niveau de la Caisse de compensation. Malgré le relèvement des prix de février dernier, l’impact sur le budget demeure important. Cela s’est traduit par la reconstitution de nouveaux arriérés de compensation évalués à 5,520 milliards de DH à fin août dernier. Pour agir sur ces arriérés, les augmentations du 2 septembre dernier permettent de ramener la charge de compensation au titre des produits liquides à 110 millions de DH pour la première quinzaine de septembre contre 241 millions de DH pour la deuxième quinzaine d’août. Sur la base des données actuelles du marché international, cette charge atteindra 8,2 milliards de DH d’ici la fin décembre prochain, note le même document. Toujours selon la note, la fiscalité appliquée aux produits pétroliers est souple: une TVA à 7% sur le pétrole brut et la TIC. Le gasoil, l’essence et le fuel destinés à la pêche et les provinces du Sud sont exonérés de toute taxe. Sur la base des prix actuels de vente à la consommation, la part des taxes représente 40,5% pour l’essence super, 36,92% pour le gasoil et 12% pour le fuel. Au Portugal, le niveau de taxation est plus élevé: 60,6% pour le super et 49% pour le gasoil. En Espagne, ces taxes représentent respectivement 52,5 et 45% du prix. Quant aux produits alimentaires de base au cours de cette année, l’Etat devra débourser 4,620 milliards de DH dont 2,5 milliards uniquement pour le sucre. La farine absorbera 2 milliards de DH, le tournesol 70 millions et les provinces sahariennes 50 millions de DH.Pour le sucre, l’Etat accorde une subvention forfaitaire de 2.000 DH la tonne de sucre mis à la consommation. Cela se traduit par une facture lourde qui s’est s’élevée à 8,369 milliards de DH pour la période allant de 2002 à 2005. Le prix de ce produit a également flambé sur le marché international. Celui du sucre brut est donc passé de 220 dollars la tonne en 2005 à plus de 440 dollars la tonne en juillet dernier. Pour faire face à cette situation, une subvention additionnelle a été instituée en mars dernier pour le sucre. Elle est égale à la différence entre le prix du sucre brut importé et le prix cible de 4.700 DH la tonne. La subvention allouée pour la période à fin août est de 146 millions de DH.Pour 2007, le poids de la compensation sera également lourd pour produits alimentaires. L’Etat devra débourser 4,74 milliards de DH dont 400 millions au titre de la subvention additionnelle allouée au sucre brut.M. C.

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