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Economie

Budget 2007: 16 milliards de DH pour la compensation

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. La dernière hausse des carburants rapporte plus de 2 milliards à l’Etat. L’impossible réforme du système des subventionsAVEC la flambée des prix des produits pétroliers, la Caisse de compensation est sous pression. Le gouvernement lui consacre 16 milliards de DH dans le projet de loi de Finances pour 2007, contre un peu moins de 19 milliards de DH initialement. Ce recul du poids de la compensation s’explique par la dernière augmentation des produits pétroliers à la pompe. Cette mesure prise le 2 septembre dernier devra rapporter à l’Etat plus de 2 milliards de DH dont il faudra extraire 500 millions nécessaires à la création du Fonds de soutien au transport. Une chose est sûre, les prévisions des finances publiques pour l’année prochaine sont calculées sur la base d’un baril de pétrole brut à 70 dollars, du cours moyen du gaz butane à 460 dollars la tonne et un taux de change de 8,7 DH le dollar. . Engloutis dans des subventionsDans cette perspective, la charge de la compensation des produits pétroliers pour 2007 est estimée à 6,850 milliards de DH. A cela s’ajoutent les arriérés pour 2006 qui s’élèvent à 3,960 milliards de DH. Pour les autres produits de base, la facture de la compensation s’élève à 3,440 milliards de DH pour 2007 et 1,670 milliard de DH comme arriérés pour l’exercice en cours. Tous ces fonds seront engloutis dans des subventions à fonds perdus qui se rapprochent du montant du budget d’investissement de l’Etat, fixé à 21 milliards de DH. Les pouvoirs publics ont fait le choix d’actionner le système d’indexation en répercutant une partie de la hausse de ces produits au marché international sur le consommateur pour préserver le budget d’investissement public, comme le laisse entendre un ministre. D’ailleurs, les pouvoirs publics sont impuissants devant ce système de compensation jugé inefficace puisqu’il ne cible pas les populations visées. Aucun gouvernement n’est arrivé à réformer ce mécanisme qui bloque le développement et la modernisation de pans entiers de l’économie. Des dossiers avec des scénarios de refonte ficelés sont sur le bureau du Premier ministre depuis au moins deux années. Cependant, ce n’est pas facile de toucher à un domaine dit «sensible» qui risque d’affecter le pouvoir d’achat de larges couches sociales. Le ministère de l’Intérieur est là pour le rappeler, chaque fois que c’est nécessaire. Cette fois-ci, une initiative de Driss Jettou sera limitée par la pression des partis de la majorité qui s’engagent dans une année électorale. 2007 connaîtra les élections législatives et déjà l’Istiqlal donne le ton. Le parti de Abbès Al Fassi, via sa presse, critique les mesures prises par le gouvernement, particulièrement celle de la hausse des produits pétroliers. Et il le fait comme s’il était dans l’opposition! Dans leur jargon, c’est le soutien critique que le parti a exploré avec le gouvernement «Youssoufi I». L’Istiqlal ne sera pas la seule formation de la majorité à rejeter des mesures dites «impopulaires» dans la prochaine loi de Finances. Même si la lettre de cadrage du Premier ministre évoque la nécessité de réviser le régime des subventions.M. C.

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