×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Pourquoi nos jeunes restent accrochés à une patera qui prend de l'eau?

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Réponse des internautes: Absence d'un emploi stable et d'un niveau de vie respectable Les réactions des internautes sur notre forum concernant le phénomène de l'émigration étaient particulièrement fortes. Plusieurs ont salué la création d'institutions de Surveillance et de lutte contre le trafic des humains (direction de la Migration et de la Surveillance des frontières et l'Observatoire de la migration). Ce sujet a fait couler beaucoup d'encre suite notamment au naufrage d'une patera transportant des Marocains dans la baie de Cadix qui a coûté la vie à plus d'une trentaine de jeunes clandestins. Après ce naufrage, d'autres drames ont eu lieu. Rien ne semble arrêter ces jeunes qui rêvent de l'Eldorado européen.Feuilleton dramatique«La décision de créer ces deux institutions est déjà un bon pas», lancera d'emblée Fedoua. «Je ne pense pas que le problème se trouve au niveau du contrôle des frontières, il réside au niveau des politiques de fermeture appliquées par les pays européens. Ce n'est pas un hasard que le feuilleton dramatique des pateras du détroit soit apparu à partir des années 90», note Hasna. Pour elle, «il faut répondre: Pourquoi les Marocains veulent quitter le pays et pourquoi les Européens ne veulent pas les recevoir?».Un autre internaute estime que «les médias doivent jouer aussi un rôle important pour changer la mentalité des jeunes qui veulent presque à 70% émigrer, même s'ils ont une chance de travailler ou d'étudier dans leur pays».De son côté, Abdelilah aborde la question du suivi: «Si ces établissements ont des objectifs bien définis, des plans d'action bien établis, des moyens d'intervention efficaces, ce serait sûrement une bonne chose, sinon ils ne serviront à rien car le succès se mesure aux résultats réalisés et non pas au nombre d'établissements créés».Ilham pense que «le Maroc fait preuve de bonne foi vis-à-vis de l'UE en ce qui concerne la lutte contre l'émigration clandestine. Or, un effort unilatéral ne suffit pas. Nos frontières sont très étendues et il faut que des pays voisins collaborent dans ce sens».Ben Ahmed «trouve que la seule chose pour arrêter cette hémorragie est de créer de la richesse. La création de ces deux instances est importante pour la surveillance de l'émigration et elles peuvent être très utiles si elles sont suivies par des actions concrètes au niveau de la relance économique». Pour sa part, Yahya, de Madrid, note qu'«il faut continuer de développer le tissu économique national pour créer du travail. Il y a beaucoup de mensonges et d'illusions quand il s'agit du rêve européen, la réalité, est vraiment amère surtout en Espagne». Marouane, lui, pense que «le problème essentiel c'est de créer un emploi stable et un niveau de vie respectable pour ces jeunes qui essaient de rejoindre les autres frontières. Le problème fondamental ne réside pas dans les réseaux de trafic».Hicham, de Paris, note que «la création des institutions de contrôle de l'émigration est une bonne initiative pour l'image du Maroc à l'extérieur. Le Maroc doit aussi bien régler le problème du chômage et aider les jeunes non diplômés/ non qualifiés à avoir un métier qui facilite leur insertion dans la société et surtout leur assurer un minimum vital».Mieux gérer l'avenirBellahsen « (…) préfère dire que nous avons acquis suffisamment d'expérience très utile pour mieux gérer l'avenir. Les victimes doivent êtres qualifiées de martyrs qui ont péri au service de leur cher pays et pour la création d'un partenariat sage et équilibré avec les pays de l'UE et les autres pays concernés par la paix planétaire. Aussi, les parents des victimes ont droit à des réparations morales et matérielles. Certains d'entre vous, lecteurs et participants à ce forum, se poseront la question: et les fonds, que doit-on faire pour les avoir? La réponse est facile: l'imagination et l'intelligence marocaines permettront de trouver ces fonds pour créer une caisse spéciale pour mettre en œuvre cette solution». Fatima, elle, évoque «la loi sur les droits et obligations des étrangers et leur intégration sociale en Espagne qui est entrée en vigueur cette semaine avec de nouvelles dispositions. Il s'agit notamment de l'imposition de visas pour les étrangers non communautaires, l'accès de la police au recensement municipal d'immigrés et le durcissement des procédures de regroupement familial. Le texte de loi durcit les conditions d'entrée en Espagne et sanctionne les tentatives d'accéder illégalement au territoire espagnol avec des interdictions d'entrée pouvant aller jusqu'à dix ans». Fatima se demande si « toutes ces dispositions vont vraiment  stopper la cavale vers l'étranger?».


Modèles à méditer

De l'avis de Abdelilah: «D'autres diasporas à travers le monde offrent des modèles à méditer. Les Américains d'origine espagnole résidant au Etats-Unis constituent une population plus nombreuse que celle de l'Espagne géographique ! Savez-vous que la diaspora libanaise là-bas est de 14 millions, alors que les Libanais résidant au Liban sont de 3 millions? Pourquoi rester accroché désespérément à une patera qui prend de l'eau? Offrir nos enfants, peut-être les plus courageux, en pâtures au requins du détroit, ou comme cibles pour les balles des garde-côtes espagnoles, à moins qu'on les livre pieds et poings liés aux mafiosi-passeurs?». Et de poursuivre: «Imaginez un Maroc avec une population de 10 millions d'habitants (Le solde restant après une opération portes ouvertes sur la planète). Terminées les bousculades de toutes sortes. Les partis politiques deviendraient enfin représentatifs. (...) Les copropriétaires d'immeubles payeraient tous leurs cotisations mensuelles et les syndics d'immeuble pourraient enfin faire leur travail. Les spots publicitaires sur la «une» et 2M deviendront intelligents et délicats (...). Casablanca deviendrait la «ville blanche» comme son nom l'indique et les revenus des RME seraient multipliés par 100 (normal, ils seraient 30 millions à virer). Le rêve ? Pas du tout! C'est le Maroc échéance 2030 si une majorité de concitoyens disent « oui à la diasporisation». Qui s'en soucie ?.Leconomiste.com

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc