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Code de la famille: Les discussions vont bon train

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Il est essentiel de communiquer sur le nouveau texte. Mais surtout d'accélérer la mise en applicationLa campagne d'explication et de communication des dispositions du nouveau code de la famille se poursuit. Le texte de loi a été soumis aux commissions parlementaires et, si aucune information ne filtre pour le moment, il est presque communément admis que «l'étude et les amendements éventuels à apporter se feront dans des délais très brefs». L'objectif serait de passer à la vitesse supérieure, en l'occurrence la mise en application, dès le début de l'année 2004, du nouveau code de la famille. Parallèlement, la communication autour des changements qu'il suscitera au sein de la société, s'avère être une des priorités aussi bien gouvernementale que de la société civile afin de mener à bien le premier projet de société du Maroc du XXIe siècle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le thème choisi par le Rotary Club Doyen lors d'un dîner-débat le mardi 23 décembre dernier portait sur «la famille». «C'est en son sein que se construit le futur de notre société», précisera d'emblée le président, Rachid Belkahia. C'est aussi parce que le Maroc place en tête de ses priorités la réforme de la Moudawana, désormais devenue code de la famille. Comment mesurer l'impact social et sociologique du nouveau texte? A cette question, Yasmina Baddou, secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Emploi en charge de la Famille, de la Solidarité et de l'Action sociale, n'apporte pas de véritable réponse, car «cet impact est difficile à quantifier ou matérialiser». Les changements positifs sont toutefois connus: famille fondée sur le principe de l'égalité, quasi-abolition de la polygamie, dispositions relatives au mariage pour les résidents marocains à l'étranger, reconnaissance des enfants nés hors mariage, répartition des biens entre les époux en cas de séparation. «La femme parviendra assurément plus aisément à s'intégrer dans le développement économique», dira Yasmina Baddou, «et assumera son rôle de citoyenneté par le biais d'une prise de participation aux décisions, à la vie politique». Un avis partagé par le sociologue El Harras, qui considère par ailleurs que «la nouvelle Moudawana s'inscrit dans le cadre du processus de démocratisation et d'expansion des droits de l'homme». Le processus de modification des statuts des conjoints au sein du foyer conjugal basé sur le principe d'égalité se place en effet dans un contexte politique global d'édification d'un Etat démocratique marqué par un islam modéré et ouvert, dans le strict respect des préceptes religieux. «Une des forces du code de la famille réside dans la traduction de la tradition religieuse en langage moderne orienté vers le futur», considère le sociologue. L'existence de résistances au sein de la société pour apporter les changements attendus n'est pas une raison pour ne pas encourager et militer en leur faveur. «L'essentiel est d'ériger un rempart contre les forces obscurantistes», dira en substance Abderrahim Harouchi, membre fondateur du Collectif Démocratie et Modernité pour qui «cette lutte est prioritaire».A. D.

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