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Les pilotes “stagiaires” de la RAM réclament «leur libération»

Par L'Economiste | Edition N°:1037 Le 13/06/2001 | Partager

. Maintenus dans le statut de stagiaires après l'achèvement de leur formation, ils s'interrogent au sujet de leur avenir professionnel. Selon eux, la compagnie refuse de les détacher auprès d'autres compagnies. La RAM leur accorde des avances sur salaire qui totalisent aujourd'hui 6,838 millions de DHC'EST une vraie épine aux pieds de la direction générale de la RAM que le problème des 71 pilotes “stagiaires”. Lauréats de l'Ecole Nationale des Pilotes de Ligne (ENPL), leur formation achevée, ils n'ont pas encore été confirmés au sein de la compagnie. A son arrivée en 1994, Mohamed Hassad, PDG de la RAM, ordonna l'arrêt des recrutements à l'école. Celle-ci avait été créée en 1970 pour répondre au besoin croissant de la Royal Air Maroc, comme le précise le prospectus de l'école. Seulement, la gestion des ressources humaines au sein de la compagnie, du temps de l'ancienne direction, “laissait à désirer”. La compagnie traversait une “zone de turbulences” et était en sureffectif. “Nous sommes conscients que le retard de notre confirmation est dû en grande partie à la période de crise qu'a connue la compagnie. Une situation que nous avons assumée avec abnégation, patience et responsabilité. Toutefois, malgré l'épanouis- sement et l'expansion que connaît la compagnie actuellement, nous continuons à subir cet état de fait”, se plaignent les pilotes “stagiaires”. Aujourd'hui, ils sont au nombre de 71 de différentes promotions dont la première a entamé sa formation à l'ENPL en septembre 1991. Selon eux, la formation prévue pour quatre ans a duré en moyenne 6 ans et 10 mois. Devant intégrer le marché de travail à 24 ans, certains d'entre eux ont dépassé 31 ans, sans avoir aucune vision pour leur avenir professionnel “puisque la RAM ne s'engage sur rien et peut nous mettre à la porte à n'importe quel moment”. Par contre, ils ne peuvent quitter la compagnie sous peine de dédommagement au profit de cette dernière. En effet, le contrat signé entre les deux parties au début de la formation stipule clairement “qu'en acceptant de suivre le stage de formation professionnelle, le candidat s'engage à rester au service de la compagnie pendant 8 années... Si l'engagement est rompu par le candidat ou pour faute disciplinaire, ce dernier devra verser à la RAM au titre du coût de la formation un débit compensateur prorata temporis du nombre d'années de service restant dû”. Le coût individuel de la formation est estimé à 1,5 million de DH. “La compagnie ne veut ni nous confirmer ni nous libérer ou tout simplement nous détacher auprès d'autres compagnies internationales. Même Regional Air Lines émet des demandes. De manière claire, ce contrat d'engagement nous met à la merci de la RAM qui peut nous congédier à tout moment”.. Sureffectif?Pour subsister, la RAM leur accorde des avances sur salaire d'une moyenne de 3.000 DH. Ces avances totalisent aujourd'hui pour les 71 pilotes 6,838 millions de DH.Les différents écrits adressés à la présidence, aux ministères concernés, à la Primature, n'ont pas encore trouvé d'écho favorable. Ils fondent leur dernier espoir sur le Conseil d'Administration de la RAM tenu hier. Selon les informations de L'Economiste, leur problème figurait à l'ordre du jour. Les responsables de la compagnie se sont toutefois abstenus de confirmer ce détail. Le point de vue de Abderrahman Sadouk, directeur des opérations chargé de suivre de près ce dossier, n'a pas pu malheureusement être recueilli “en raison de son planning de vol”.L'argument de sureffectif avancé par la direction de la RAM est repoussé par les “stagiaires”. “En période de pointes, notamment l'été et durant les opérations de Hadj, la RAM recrute des pilotes étrangers. C'était le cas l'an dernier lorsqu'elle avait fait appel à des Polonais”. Ces dires sont réfutés par le directeur de l'Aviation Civile au Ministère des Transports. Selon lui, “la RAM fait appel à des équipages étrangers mais qui accompagnent les avions affrétés”. Les stagiaires reviennent toutefois à la charge. Pour démontrer le sous effectif, ils expliquent que la majorité des pilotes cumulent des heures supplémentaires. “La moyenne internationale est de 60 heures de vol par mois. Les pilotes de la RAM atteignent 90 heures”. A la direction de l'Aviation Civile, l'on explique que ces dérogations sont accordées sur la base de critères bien définis.Les “stagiaires” s'interrogent toutefois au sujet de la politique des ressources humaines de la RAM qu'ils disent “guidée par des intérêts purement financiers”. Selon eux, les pilotes “stagiaires” sont exploités au bord des vols commerciaux où ils assument la fonction de copilote sans toutefois avoir ce titre. Seulement, pour prendre part à ces vols, ils doivent obligatoirement être accompagnés de pilotes instructeurs. “La RAM a trouvé l'astuce. Ses responsables ont préféré promouvoir des pilotes ordinaires au rang d'instructeurs à notre confirmation”. Selon toujours leurs explications, la promotion coûte en moyenne 10.000 DH par mois alors que la confirmation coûterait 33.000 par personne.Aniss MAGHRI

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