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Economie

Le Budget peut-il être sevré de privatisations?

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. Oui, assure Oualalou, si on stabilise la croissance à 6% et on élargit l'assiette fiscale. La cession des parts de l'Etat dans la Banque Populaire en septembreInvité jeudi 29 janvier à la séance mensuelle de la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc (CFCIM), Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, a tenté de rassurer l'assistance sur la continuité de la politique budgétaire et les efforts réalisés pour couper le cordon ombilical qui lie le budget de l'Etat aux recettes des privatisations. Dans l'auditoire composé de chefs d'entreprise, beaucoup d'interventions ont focalisé sur cette question, car pour les entreprises, un budget “sain” et un déficit maîtrisé balisent l'environnement des affaires. S'il faut encore quelques années pour que le Budget se passe de cette recette exceptionnelle, le mouvement de fond est, lui, déjà amorcé, soutient le ministre. “Année après année, la part des produits de la privatisation qui va directement au Budget va en diminuant”. Mais on n'y parviendra qu'en accélérant la croissance -l'objectif étant d'arriver rapidement à stabiliser autour de 6%- et en élargissant l'assiette de l'impôt. C'est cela le grand défi, concède le ministre des Finances, même si durant ces dernières années, les résultats sur ce front (c'est le terme qu'il a utilisé) ont été très bons. Fathallah Oualalou reconnaît que la croissance du produit de l'impôt vient surtout des secteurs les plus performants de l'économie, dont Maroc Telecom qui verse au Trésor plus d'argent qu'il n'en faisait à l'époque où l'Etat était son actionnaire unique. C'est le résultat d'une belle réforme réussie, observe l'argentier du Royaume, révélant au passage des discussions avec Vivendi au sujet de l'option sur les 16% du capital que lèvera le groupe français pour monter à 51% dans le tour de table de l'opérateur. Oualalou a aussi confirmé que l'Etat cédera une partie de sa participation dans Maroc Telecom via la Bourse de Casablanca maintenant que les valeurs télécoms retrouvent grâce aux yeux des investisseurs sur les marchés internationaux. Le Trésor devrait donc profiter de cette fenêtre d'opportunité pour maximiser le produit de cession de la seule valeur qui peut lui rapporter beaucoup d'argent. Quant aux parts publiques dans la Banque centrale populaire, dont la mise en vente a été maintes fois reportée, le ministre des Finances s'engage pour septembre prochain. L'Etat devrait céder aussi ses actions dans la Comanav, mais il n'est pas sûr que le calendrier soit tenu. Le ministre des Finances se montre d'ailleurs plus prudent en se gardant d'avancer la moindre date. Ce sera à la fin de l'année au plus tôt et début 2005, au plus tard. Pour l'exercice budgétaire 2004, il est prévu 12 milliards de dirhams au titre de produits de cessions de participations de l'Etat.


La décompensation sera réactivée

Reste la rationalisation de la dépense publique, “sans toutefois déstabiliser le fonctionnement de l'administration”. Le programme de départs volontaires (62.000 fonctionnaires) en est, selon le ministre, le premier pas, notamment pour comprimer l'énorme masse salariale de l'Etat. D'autres gisements d'économies existent, la compensation, entre autres. “Il n'y a pas de raison de ne pas réussir sur d'autres produits, ce qui a été fait pour l'huile par exemple”.Abashi SHAMAMBA

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