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Enquête

Jeunes, agréables et dévouées, ces militaires «sociales»

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Leur mission dépasse parfois les affaires de l'armée pour s'étendre au reste de la population lors d'actions ponctuelles telles que les opérations du transit des RME. Portrait des assistantes sociales des FAR.


Elles sont jeunes, agréables, instruites, féminines et de bonne élocution. Elles ont beaucoup de prestance due certainement à un port de l'habit militaire conjugué à une féminité. «Elles», ce sont les assistantes sociales des Forces Armées Royales (FAR). La profession qu'elles exercent exige le dévouement et la patience. Elles en font preuve dans leurs différentes missions. Une vingtaine d'entre elles se sont d'ailleurs mobilisées pour aider à l'organisation de la réunion du Bureau Exécutif de l'Union Mondiale des Aveugles(1).
Outre leur dévouement, leurs activités sont diverses. Elles sont déployées auprès des délégations des Places d'Armes, de l'état-major des zones sud, des bureaux de garnisons. Leur mission au sein de ces institutions est d'assister les militaires et leurs familles dans leurs démarches auprès des autorités civiles ou militaires. Elles les aident à la résolution de leurs problèmes matériels, juridiques ou médico-sociaux. Elles sont présentes également dans les hôpitaux militaires. En effet, des antennes sociales ont été mises en place auprès des hôpitaux de Marrakech, Laâyoune et Rabat. Leur mission consiste en l'apport de soutien moral aux malades et à leurs familles. Ce qui fait cruellement défaut dans les centres hospitaliers. Le corps médical se plaint d'ailleurs de porter la double casquette, médecin et assistant social.

Au-delà des frontières


Moins connues en revanche sont les participations des assistantes sociales des FAR à des opérations ponctuelles. Ainsi, elles prennent part chaque année aux campagnes de vaccination et d'alphabétisation ainsi qu'aux opérations de transit des RME.
Au-delà des frontières, au côté de l'Ambassade du Maroc en France, une antenne sociale s'occupe des militaires et de leurs familles hospitalisés en France.

Sévère sélection


En réalité, l'action sociale des Forces Armées Royales ne date pas d'hier, puisqu'elle existe depuis 1963. En 1978, une Direction Générale des Services Sociaux est créée.
Pour sa part, le Centre d'Instruction des Services Sociaux (CISS) des FAR verra le jour plus récemment en 1987. Il a pour mission la gestion du personnel relevant des services sociaux et la dispense d'une formation spécifique. Il se charge en outre du perfectionnement et du recyclage du personnel relevant des Services Sociaux.
L'accès au Centre est à l'instar des formations militaires soumis à des conditions. Ainsi, la candidate est sélectionnée au préalable selon sa moyenne de fin d'année (au moins 14) et aussi selon sa taille (minimum 1,60 m). Une seconde sélection s'effectue à la base des tests psychotechnique. A l'issue de ces examens, les candidates doivent également franchir les épreuves écrites pour enfin accéder au Centre. Chaque année, l'institution accueille un quota déterminé selon ses besoins à moyen terme et ses budgets.

Ce sont 35 professeurs universi-taires qui encadrent les étudiantes pour une formation qui s'étale sur 4 ans. Au terme de cette formation, les lauréates sont des licenciées en droit ou en économie. «le Choix de ces filiales est dicté par l'utilité de ces matières dans le genre de mission qu'assureraient les futures lauréates», indique-t-on auprès du CISS. Elles ont également le grade d'officier puisque, parallèlement, elles bénéficient d'une formation sociologique et militaire.
De niveau universitaire, cette dernière est identique à celle de l'Académie Royale. Les assistantes sociales connaissent d'ailleurs la même évolution que tous les militaires. Aujourd'hui, sur l'ensemble de ce corps, deux assistantes ont décroché le grade de lieutenant-colonel et une autre celui de commandant.

Badra BERRISSOULE

(1) La réunion se tient du 28 octobre au 1er novembre à Casablanca à l'initiative de l'Organisation Alaouite pour la Protection des Aveugles.

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