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Enquête

Le travail temporaire en quête d'un statut

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Les entreprises de travail temporaire sont bien avancées dans leur négociation avec le Ministère de l'Emploi. Elles viennent d'obtenir la promesse de clarifier leur statut juridique.


Les entreprises de travail temporaires (ETT) peuvent enfin souffler. Leur requête auprès des Ministères de l'Emploi et de l'Intérieur est en passe d'aboutir. Elles peuvent exercer en attendant une clarification juridique définitive.
Le tollé avait été soulevé récem-ment par l'Union Marocaine de Travail Temporaire (UMETT) quand une ETT s'est vu refuser l'autorisation d'exercer. En effet, seuls les bureaux de placement sont autorisés à exercer selon le dahir de 1921. «Un grand pas vient d'être franchi. Nous avons obtenu la promesse de ne plus avoir besoin d'une autorisation d'exercer», indique M. Zahir Lamrani, directeur général de Best Profil et président de l'UMETT.
Il leur a fallu démontrer qu'elles ne sont pas des intermédiaires mais des employeurs. Le travailleur intérimaire est pris en charge par l'agence de travail temporaire qui paye toutes ses charges sociales.
Les ETT attendent avec impatience l'adoption tant repoussée du projet de code de travail. Celui-ci a, pour la première fois, mentionné le travail temporaire. Dans son chapitre sur l'intermédiation, le projet de code autorise les agences de conseil en recrutement et les agences de travail temporaire.

Gestion de contrat


Outre les problèmes juridiques, les entreprises de travail temporaire attirent peu les entreprises, indiquent les opérateurs. Ce sont plutôt les multinationales ou leurs filiales «habituées à ce mode de gestion», et des sociétés «avec manager à gestion moderne» qui font le plus confiance à ce système.
«Bien que présentant des avantages certains, l'intérim ne connaît pas encore le succès rencontré dans d'autres pays», affirme M. Lamrani. L'UMETT a donc réuni un tour de table(1) de gestionnaires des ressources humaines pour les sensibiliser aux avantages de l'intérim ou à la gestion de contrat des temporaires.
Premier avantage cité, «en termes relatifs la gestion de contrat a des coûts apparents assez élevés, en termes de coûts cachés, elle peut s'avérer rentable», note M. Jamal Lahrach de Man Power. Il explique qu'il est plus intéressant au DRH de se concentrer sur son vrai métier que d'être occupé par la gestion administrative. La sous-traitance permet d'externaliser les coûts de sélection et de gestion administra-tive. «Nous ne sommes pas des marchands de viandes, mais des accompagnateurs d'entreprises dans leur gestion des hommes», souligne M. Lahrach.
D'ailleurs, la gestion de contrat(2) constitue un marché juteux, puisque plusieurs entreprises gèrent directement de grands effectifs de temporaires.
Autre avantage avancé, l'intérim peut être un tremplin vers l'emploi pour les jeunes diplômés chômeurs. Dans de nombreux cas, dixit les opérateurs les intérimaires sont recrutés par le client s'ils ont donné satisfaction.

Malika EL JOUHARI

(1) Une conférence-débat a été tenue sous le thème de l'intérim le samedi 25 octobre. Elle a associé l'UMETT et l'AGEF.
(2) Les entreprises de travail temporaire offrent le plus souvent deux principaux services, l'intérim et la gestion de contrats pour les travailleurs temporaires. La notion d'intérimaire renvoie à l'occupation d'un poste vacant. Quant au travail temporaire, il intervient le plus souvent pour des activités saisonnières ou des surcoûts d'activité.


Carte de visite


L'Union Marocaines des Entreprises de Travail Temporaire (UMETT) a été créée en juin 1996. Elle a pour objet notamment l'étude de la solution des problèmes propres aux entreprises de travail temporaire, la promotion et la défense des intérêts matériels et moraux de la profession. L'UMETT est en train de plancher sur un code déontologique qui devrait structurer la profession.
L'association regroupe une douzaine d'entreprises structurées qui emploient en moyenne 15.000 intérimaires par an.

Malika EL JOUHARI




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