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Culture

James Brown, phénix noir de la scène américaine

Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

. Grandeur et décadence de Mister «Brownmania» . Parti de rien, il devient une icône du showbiz. Le pape de la soul s’éteint à 73 ans«Sex Machine», «Papa’s got a Brand New Bag», «I feel good»... Yeah!Les tubes s’enchaînent, et les pas de danse aussi. Difficile de résister à la rythmique endiablée d’un certain James Brown. Seigneur incontesté de la planète Soul, il aura marqué, avant de s’éteindre, le 25 décembre à Atlanta, l’histoire musicale du XXe siècle. Avant d’accéder par la grande porte à la postérité, Mister Dynamite a dû faire ses preuves. On est vers la fin des années 1920, lorsque le pape de la soul lance son premier cri(1). Les temps sont durs. L’économie américaine est malmenée par le crash boursier de 1929, et la ségrégation fait rage. Ce n’est que le 2 juillet 1964 que la loi sur les droits civiques (Civil Rights Act) abolira toute forme de discrimination aux Etats-Unis.Noir et démuni, le jeune James forge son destin, à Augusta, en Géorgie. Ramasseur de coton dans les plantations, cireur de chaussures, voire même rabatteur pour filles de joie, le futur pape de la Soul avance, douloureusement mais sûrement. Il passe même quelques années dans une maison de redressement. «It’s a long way to the top if you wanna rock’nd roll», hurlait à juste titre Bonn Scott, le défunt chanteur du groupe australien AC/DC. James Brown devient successivement boxeur, joueur de baseball puis finit par se convertir... à la musique. «Les voix du Seigneur sont impénétrables», dira-t-on. Le jeune chanteur, intègre Avon, une formation de gospel menée par Bobby Byrd, son compagnon de taule. Le prodigue change de camp en passant du gospel au rythm and blues. La confrontation sociosymbolique entre ces deux genres musicaux n’est un secret pour personne. Si le premier chante la gloire de Dieu en célébrant sa miséricorde, le second chante la vie en célébrant ses plaisirs. D’ailleurs, James ne sera pas le seul à vivre cette mutation musicale. Le grand Ray Charles a dû aussi passer par là. En jouant des chants gospel sur des notes sensuellement groovy, Ray a été même accusé, comme beaucoup d’autres, d’avoir vendu son âme au Diable. En 1952, James Brown and the Famous Flames font leur premières apparitions sur scène. En six ans, deux albums seront produits: «Please, Please, Please» et “Try Me”. Le succès est tel que les critiques lui donneront le surnom de «Mr Sex Machine». James prend sa revanche; c’est le début de la gloire. Son album solo, «Out of Sight», marque, dans les années 1960, son ascension fulgurante dans le showbiz. Son style ira jusqu’à inspirer les pas de danse de Michael Jakson, avec sa «Moonawalker» (2). La liste de ses disciples est longue. Durant les années 1970 et 80, c’est un peu la traversée du désert. Le parrain de la soul renoue avec le succès grâce à “It’s Too Funky Here” (1978). “Living in America”, l’un des morceaux de la bande originale du film “Rocky IV” (1986), réconcilie James Brown avec la gloire. Grande est la gloire, et dure sera «la chute». Drogue, prison, albums ratés... Mr Dynamite a «explosé» sa carrière. Sa vie est une image fidèle de son œuvre: des hauts et des bas. En 2001, un album Tribute “Doing The James Brown” est édité. Plusieurs artistes, dont Aretha Franklin et Otis Redding, rendent hommage au parrain de la soul. Véritable phénix, la vie de ce chanteur est un hymne de l’anti-défaitisme. James Brown a prouvé, encore une fois, qu’en partant de rien, on peut aller loin.


Anecdotes

. Surnoms On lui donne régulièrement les surnoms de «Mr. Dynamite», «Mr. ‘Soul Brother Number One», «Godfather of Soul» ou «Hardest Working Man in Show Business». . Mystère... Sa date de naissance est un mystère : s’il confirme le 3 mai, il déclare souvent être né en 1933 à Macon (Géorgie), quand d’autres soutiennent qu’il est né le 17 Juin à Pulaski (Tennessee), ou encore à Augusta (Georgie). . Parcours Depuis 1956, James Brown a tout inventé, ou mieux, s’est tout réapproprié: la soul music, le rythm’n and blues, le funk et même le rap. Le chanteur, connu pour ses performances scéniques et ses tenues de scène voyantes, est devenu l’homme le plus imité du show business. Le titre «Papa’s got a Brand New Bag» (Papa a du nouveau) provient de l’inversion des temps rythmiques habituels. Faiçal FAQUIHI--------------------------------------------------------------------------(1) James Brown n’a jamais voulu révéler sa véritable date de naissance, que l’on situe entre 1928 et 1933 en Caroline du Sud ou en Géorgie, selon les sources. (2) C’est la fameuse danse où Michael Jakson marche en arrière.

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