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Economie Internationale

France: Le déficit de la Sécurité Sociale s'atténue au détriment du Budget

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

LE déficit budgétaire français s'élève au titre de 1992 à 188,7 milliards de Francs. Il constitue ainsi 2,65% du P.I.B. et s'approche de la limite dressée par le traité de Maastricht (3%) au-delà de laquelle la France ne pourrait plus participer aux unions économique et monétaire. Pour rester dans les normes, il faudrait que la consolidation des budgets de l'Etat, de la Sécurité Sociale, d'Unedic et des collectivités locales, ne dépassent pas 213 milliards de Francs en 1992. Ceci n'empêche pas l'Etat français de creuser davantage son déficit budgétaire pour fournir son aide à la sécurité sociale. Cette opération se traduirait par un simple transfert des déficits, apparus au niveau de la Caisse de Sécurité Sociale vers le budget étatique. La Sécurité Sociale devrait plus que jamais équilibrer ses comptes. Son déficit ne cesse pas de se creuser pour atteindre les 25 milliards de Francs en 1991, le besoin de financement qui en résulte tourne actuellement autour de 18 milliards et risque d'arriver à 35 milliards au cours de 1993. Une contribution étatique s'avère nécessaire pour contrecarrer ce déficit, car l'Etat doit beaucoup d'argent à la Sécurité Sociale: 17 milliards au titre des augmentations de taxes sur le tabac, 7 milliards pour l'abaissement des cotisations familiales et 15 milliards qui proviendraient de plusieurs exonérations successives relatives aux plans d'emploi...

C'est ainsi qu'il s'engage à verser 5 milliards de Francs, émanant des recettes réalisées sur les taxes du tabac pour atténuer ce déficit. Pour ce faire. il prévoit une augmentation de 30% du prix de tabac au cours du 1er semestre 1993, soit 15% en 18 Janvier et 15% le 24 Mai. Cette nouvelle mesure devrait apporter un revenu supplémentaire de 4,5 milliards, soit 9.5 milliards au total propres à en réduire la perte. Alors qu'il était question, pour contrecarrer l'impasse des comptes sociaux, de prendre en compte aussi bien les subventions publiques que les cotisations sociales, le gouvernement français s'est montré réticent à cette dernière alternative qui conduit automatiquement à la baisse du pouvoir d'achat et de la consommation. Ce qui serait anti-croissance. Pourtant, avant l'élaboration de la Loi de Finances, les autorités estimaient les recettes émanant de cotisations vieillesse et maladie à 40 milliards.

Le gouvernement estime actuellement le déficit relatif à 1993 à 165 milliards de Francs et table sur une croissance de 2,6%. Il prévoit par ailleurs une baisse d'impôt sur les revenus de la classe moyenne et des cotisations sociales. Toutefois, d'autres considérations font que ces perspectives ne peuvent apparaître qu'en 1994, notamment avec le futur gouvernement qui maintiendra les pressions sociales et fiscales au même niveau et augmentera même certains prélèvements tels que la T.V.A.

Rubrique réalisée par Faïza KADIRI

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