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Affaires

Enquête sur le climat des affaires
L'industrie en mal de compétences

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. Seul 1% de la population active est constitué de scientifiques et d'ingénieurs. Zéro pointé en innovationChapeau à la douane. L'enquête réalisée en 2002 n'a pas manqué de relever le “changement spectaculaire” du Maroc en matière de procédures d'importations et d'exportations. En trois ans seulement, les délais se sont considérablement réduits. Mais en tâtant le pouls du climat d'investissement, les enquêteurs ont mis à nu ce que beaucoup d'autres rapports internationaux avaient décrié auparavant. A la différence près, que c'est du pur travail de terrain. L'approche, en comparant avec d'autres pays en développement, permet de mettre en place un programme opérationnel sans sombrer dans l'emphase des rapports d'instances internationales.. Compétitivité macroéconomique en baisseLe taux de croissance des investissements privés entre 1990 et 2000 a régressé d'un point par rapport à la décennie précédente. En 1984, les produits manufacturés représentaient environ 40% des exportations du Maroc et de la Tunisie. En 1997, ils représentaient 50% pour le Maroc et…80% pour la Tunisie! Comparé à de nouveaux concurrents comme la Chine, l'Inde ou encore la Thaïlande, le Royaume n'en a pas fini de se sentir tout petit. L'appréciation du taux de change en même temps que la dépréciation de monnaies d'économies émergentes lui coûte cher: +42% par rapport à la Chine, +64% par rapport à l'Inde en dix ans!. Bonne accessibilité aux marchés extérieurs mais mal exploitéeSur le papier, le relatif faible coût de la main-d'oeuvre et la proximité de l'Europe font du Royaume une plate-forme privilégiée pour les exportations. Mais celles-ci demeurent faibles, comparées aux pays d'Asie de l'Est (Inde, Corée, Malaisie, Thaïlande). Malgré l'émergence de nouvelles activités (matériel et composants électriques et électroniques), la performance de l'export est encore loin de ce qu'ont réalisé certains pays émergents.. Une productivité plombée par une main-d'oeuvre mal formée…Bonne productivité, surtout dans le textile et l'habillement, comparée à celle de l'Inde avec cependant une main-d'oeuvre non instruite (les programmes d'alphabétisation s'intensifient dans le textile-habillement). Mais l'avantage comparatif du coût/minute lèse les secteurs du fait de l'appréciation du dirham.Les salaires sont de deux à quatre fois plus élevés au Maroc. Problème accentué par le manque de compétences dans le domaine de l'électronique, des produits chimiques. Le pays devra impérativement miser sur une production à haute valeur ajoutée.Seuls 1,4% de la population active est composée de scientifiques ou d'ingénieurs, et parmi ces derniers, 13% sont expatriés! Techniciens qualifiés et ouvriers non qualifiés, les travailleurs marocains sont moins bien formés en moyenne que leurs homologues de Thaïlande ou d'Inde, cette dernière étant pourtant beaucoup plus pauvre que le Royaume. Par ailleurs, seules 15% des entreprises disposeraient de plans de formation contre 30% en Thaïlande et 40% en Corée.. Pas assez agressives dans l'investissement et l'innovationCes dernières années, le taux d'investissement des industries marocaines a été nettement inférieur à ceux de la Chine ou encore l'Inde. L'enquête explique ce faible taux par un accès limité aux services bancaires et la faiblesse du niveau d'éducation des travailleurs et dirigeants d'entreprise. Aussi, 45% des entreprises de l'enquête n'ont jamais contracté de prêts bancaires! Zéro pointé en innovation pour le Maroc. Selon l'enquête, l'investissement en R&D est quasi inexistant.Tandis qu'en Thaïlande, les opérateurs investissent 6% des ventes en R&D, en Chine, 2%. . Très chère énergie…Les industriels marocains paient deux fois plus pour l'énergie que leurs homologues Thaïlandais ou Chinois. Ils consacrent plus de 5% de leur chiffre d'affaires à la facture énergétique. Seule un peu plus de la moitié (56%) des routes nationales sont asphaltées, contre…88% en Chine et 97% en Thaïlande!Dans les télécommunications, seulement 17% des entreprises marocaines ont un site web. Le contact personnel reste le moyen privilégié de communication, indique l'enquête.- … Et les crédits onéreux Dans un bilan ordinaire, 20% seulement du financement proviennent du secteur bancaire, relève l'enquête. Les chiffres sont beaucoup plus élevés en Inde (36 %) et en Thaïlande (47 %). Même les taux d'intérêt sont élevés au Maroc. En 2000, les taux d'intérêt débiteurs en 2000 étaient en moyenne de 5,9% en Chine, de 7,8% en Thaïlande, et… de 13,3 % au Maroc. M. Kd

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