×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Dossier BâtimentLes projets touristiques et l'étouffoir fiscal

Par L'Economiste | Edition N°:1037 Le 13/06/2001 | Partager

. Le tiers des dispositions de l'accord-cadre est consacré à la nouvelle stratégie fiscale. Le gouvernement s'est engagé à prendre en charge 50% de la valeur des terrains à vocation touristique L'accord-cadre conclu le 10 janvier dernier à Marrakech fera longue date dans l'histoire du tourisme national. En fixant le nombre de touristes à 10 millions en 2010, il pose les bases d'un nouvel élan pour le secteur. Le volet fiscal représente la clé de voûte de cet accord. Le tiers des dispositions adoptées s'emploie à revigorer et améliorer les dispositions fiscales existantes dans le secteur touristique. L'idée directrice de cette réforme obéit à trois préoccupations: La simplification, l'harmonisation et la compétitivité de la législation fiscale. Une recommandation que les professionnels réclamaient depuis des années déjà. Ainsi, plusieurs mesures ont été préconisées par l'accord de Marrakech. Les taux réduits des droits de douane prévus par la charte des investissements pour les importations de biens d'équipement industriels seront étendus aux biens utilisés pour l'équipement touristique. Une mesure qui vise à favoriser la réduction des coûts d'investissement touristiques. Le dispositif fiscal local sera aménagé en vue d'obtenir une législation fiscale nationale harmonieuse. La disparité de la fiscalité locale et ses taux élevés se sont érigés pendant longtemps comme un obstacle notable à la réalisation de projets touristiques. En vertu de l'art 25 de l'accord, les parties se sont engagées à considérer la mise en place d'un montage financier permettant la rénovation d'une partie du parc hôtelier destiné au marché interne. Liée à la date butoir de 2003, cette action doit permettre de relancer la demande interne.S'il est un mal qui accable le secteur touristique et freine son développement, c'est sans aucun doute le problème foncier. Les difficultés que rencontrent les investisseurs sont essentiellement liées à la complexité des procédures administratives, et la réticence de l'Etat à céder des parts du domaine public. Pour dépasser cet obstacle, le Souverain a annoncé lors de la signature de l'accord-cadre que le gouvernement allait “mettre les terres à vocation touristique à la disposition des promoteurs touristiques, avec une contribution de l'Etat à hauteur de 50% de leur valeur”. Cependant, ces dispositions resteraient vaines et inutiles sans un dispositif institutionnel performant. Le secteur bancaire privé jusque-là, en retrait de l'activité touristique, se voit confier un nouveau rôle. Hautement capitalistique, le tourisme exige des financements conséquents, et à long terme. Endetté, assailli par la demande, le CIH ne peut plus continuer à gérer une demande de plus en plus croissante des opérations immobilières. Par conséquent, les banques commerciales doivent s'impliquer davantage dans le développement de l'industrie touristique. Afin de parvenir aux résultats escomptés, cette stratégie implique le respect de plusieurs points: Le premier est la mise en place d'une formule appropriée de crédit tourisme qui tient compte de la nécessité de promouvoir les investissements dans le secteur. Le second est la création d'un observatoire de la compétitivité des coûts pour permettre d'avoir une meilleure connaissance de l'évolution des performances réalisées. Le troisième point prône quant à lui, une implication plus importante de Dar Addamane et de la Caisse Centrale de Garantie aux côtés des banques. Parallèlement à ces mesures, il est nécessaire de drainer l'épargne vers le secteur touristique. Ce constat découle de la spécialisation croissante du marché mondial du tourisme. Depuis plusieurs années, les grands groupes internationaux se centrent sur la gestion du patrimoine existant, négligeant les investissements importants.


Une nouvelle dynamique

En prévoyant d'accueillir 10 millions de touristes à partir de 2010, le Maroc a établi un programme ambitieux. Si ce chiffre est réellement atteint, le nombre de visiteurs aura connu une progression de 20% en l'espace de huit ans. L'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) estime que le marché international du tourisme est à 657 millions de personnes en 1999. Un chiffre qui doit atteindre, selon cette même source, 1 milliard en 2020. En générant près de 455 millions de dollars de bénéfices par an, l'activité touristique représente 12% du PIB mondial. Par ailleurs, le tourisme est le dernier secteur qui échappe encore au protectionnisme croissant que pratiquent la plupart des pays en réaction à la dynamique de globalisation. Aucun quota ne peut, en effet, restreindre les flux des personnes. Face à ce marché en pleine expansion, le Maroc se doit d'affirmer fortement sa présence. Un pari, qui, pour être gagné, doit mobiliser l'ensemble des forces de la nation. Comme l'a déclaré le Souverain lors des assises du tourisme à Marrakech, il est nécessaire que chaque citoyen se considère comme un promoteur touristique. Un comportement, qui, n'est pas encore ancré dans les moeurs. Abdelfattah BERHIL

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc