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Dossier BâtimentCiment: Gros investissements en vue

Par L'Economiste | Edition N°:1037 Le 13/06/2001 | Partager

. 2,3 milliards de DH sur trois ans pour Lafarge et 1,6 milliard sur quatre ans pour Cior afin d'augmenter la capacité de production . Cimar, en surcapacité à Safi et Marrakech, prépare des investissements stratégiquesLe ciment. Voilà un secteur qui inspire confiance aux opérateurs. Ses perspectives d'évolution, très prometteuses, font de lui aujourd'hui l'un des domaines qui drainent le plus d'investissements au Maroc. Les montants engagés par les cimentiers sont importants: 2,3 milliards de DH ou Lafarge pour les trois années à venir et 1,6 milliard pour Cior (les Ciments de l'Oriental). Cimar (Ciments du Maroc), pour sa part, profite de sa surcapacité de production pour préparer des investissements dans des régions stratégiques. Asment Témara, le plus petit des cimentiers, vise, quant à lui, le doublement de sa capacité et poursuit son action de mise à niveau environnementale.Les performances du secteur restent certes liées aux aléas climatiques, mais le potentiel de développement en dehors du comportement de l'activité agricole est très grand. Si aujourd'hui les opérateurs se lancent dans de gros investissements, c'est surtout pour anticiper une demande qui promet au moins de maintenir un rythme de croissance soutenu. En effet, la consommation par tête d'habitant reste faible par rapport aux pays voisins. Elle est seulement de 250 kg/habitant au Maroc contre 363 en Algérie et 700 en Espagne.C'est dire que les besoins sont énormes. Les déficits accumulés en matière de logements sociaux et d'infrastructures de base érigent aujourd'hui ces secteurs en grands demandeurs du ciment. En plus, les défis que le pays s'impose d'ici 2010 (10 millions de touristes, organisation de la Coupe du Monde…) ou 2020 (construction de 2 à 3 barrages par an) promettent de maintenir la tendance de la demande à la hausse.Tout cela nécessite une augmentation de la capacité de production et un meilleur repositionnement sur le marché. Et donc de gros investissements. Lafarge, leader du marché, a ouvert le bal en signant en janvier dernier une convention avec le gouvernement en vertu de laquelle il s'engage d'investir les 2,3 milliards de DH. Le montant est trois fois plus important que l'investissement du groupe pour les quatre dernières années (840 millions de DH depuis 1997 dans des réalisations industrielles dont 181 millions en 2000). Avec la convention de janvier dernier, le groupe poursuit le renforcement de sa capacité de production et l'amélioration de sa conduite environnementale. Sur le nouvel investissement, un montant de 1,2 milliard de DH sera consacré à la construction d'une nouvelle usine à Tétouan. Celle-ci devra renforcer la capacité du groupe, estimée actuellement à 4 millions de tonnes, d'une production supplémentaire de 950.000 tonnes.Pour le deuxième opérateur du secteur, Cimar, la surcapacité des usines de Safi et Marrakech, qui tournent respectivement aujourd'hui à 50 et 65%, lui épargnera de grands investissements industriels pour les 8 prochaines années. En effet, pour mobiliser une capacité supplémentaire de 30% dans son usine de Safi, le groupe n'aura besoin que de 50 millions de DH. Pour les années à venir, et exceptés les investissements stratégiques que le groupe engagera en dehors des régions qu'il desserve traditionnellement (Casablanca notamment), Cimar se contentera d'un investissement courant moyen de 100 à 120 millions de DH par an.A Cior (Ciments de l'Oriental), le lancement de gros investissements marque la fin d'une période de consolidation qui a duré trois ans. La couleur a été annoncée cette année avec l'injection de 292 millions de DH dans la modernisation de ses usines. La grande partie de cette somme servira au transfert de l'activité de broyage et d'ensachage de Doukkarat au site de Ras El Ma (les deux usines se trouvent à 20 km l'une de l'autre pas loin de la ville de Fès). Le groupe poursuivra par ailleurs sa “conquête de l'Ouest” en cherchant à s'installer dans les régions à grande consommation du ciment. Le Grand Casablanca, et précisément la ville de Settat, est dans sa ligne de mire. Il convoite également Asment Témara afin d'élever sa part de marché à 30%. Actuellement, des négociations sont en cours entre le groupe Holcim (ex-Holderbank, qui contrôle Cior depuis 1993) et l'Etat portugais pour une participation dans le capital de Cimpor, qui contrôle le cimentier de Témara. O. M.

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