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Economie

Code du travail
Quelles perspectives pour la performance de l'entreprise et la régulation sociale?
Abdelkrim KHIRAT*

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

Si l'on en juge par le gisement d'idées contenues dans le code du travail, on peut penser qu'il aurait suffi de réglementer, d'assouplir, d'harmoniser, de proposer les bonnes solutions de conciliation dans les relations de travail pour que l'abandon des anciennes procédures se fasse, que les mentalités suivent, qu'aucun problème n'en subsiste, et que «l'entreprise produise plus fort et plus vite». Mais c'est dans l'intelligence de «l'esprit» du code et des décrets d'application, aux si nombreuses dimensions, que réside ce que l'on peut appeler le réalisme des concepteurs de ce dispositif réglementaire.Le code du travail constitue un puissant levier pour la performance de l'entreprise. En effet, on relève dans ce texte la volonté d'instaurer des règles et procédures dans divers secteurs d'activité, destinées à décrisper les relations professionnelles en garantissant les droits et obligations de l'entreprise et des individus. L'improvisation et les situations conflictuelles doivent céder la place à la conciliation et au compromis.Eviter tout risque d'erreur pouvant compromettre le devenir de l'entreprise et la mettre en péril avec toutes les conséquences néfastes qu'on peut imaginer sur les plans social, financier et national, semble revenir au-devant de la scène. Aussi, l'élaboration du code intervient-elle à un moment propice où presque tous les indicateurs de la croissance convergent (mobilisation des financements, prévisions en hausse du PIB, modernisation des outils de production, intentions de création d'entreprises, appropriation progressive des technologies de l'information et de la communication, sortie médiatique de l'entreprise Maroc Telecom avec des indicateurs de performance réconfortants…).A cet effet, le code consacre la capacité d'intervention dans ces événements par la préparation de mécanismes de contrôle et de conciliation. Une nouvelle manière d'agir, de négocier et de dialoguer.Le monde des médias a, certainement, apprécié que le ministère de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité ait accéléré la préparation des décrets d'application du code, et annonce, avec une belle audace qu'il y a lieu de parachever l'examen de trente décrets d'application au lieu de dix, dans le souci réitéré de préciser et d'adapter les outils et mécanismes à la spécificité de chaque secteur.. Mise à niveau des entreprisesLa dynamique nouvelle imprimée par le code dans le monde des affaires implique des réformes organisationnelles et institutionnelles incombant, notamment, aux PME et PMI ainsi que des actions de sensibilisation et d'accompagnement, en vue de réaliser de manière optimale les objectifs attendus.Pour ce faire, ces entreprises, constituant un pourcentage avoisinant les 95% du tissu productif, sont appelées à entreprendre des actions de mise à niveau indispensables à leur survie. La recherche des opportunités d'alliances peut également apporter des solutions appropriées pour leur permettre d'assurer progressivement la réalisation de parts de marchés étrangers.Par ailleurs, le code est un cadre judicieux pour la promotion des mécanismes d'ajustement sociaux. Le corps social, devenu plus mouvant, le code tend à résoudre les situations conflictuelles dans la concertation, et à recourir à des solutions d'arbitrage ou à une procédure judiciaire.Les décrets sont marqués par leur souplesse et leur simplicité, leur conférant un caractère opérationnel (procédures de conciliation dans le projet de loi sur la grève, garantie financière en cas de non-fonctionnement de l'agence d'intérim, conventions collectives…).Mais, le processus de régulation sociale doit être piloté, en parallèle, par les responsables d'entreprise de façon curative pour faire disparaître un dysfonctionnement, ou préventive pour en éviter l'apparition. Désormais, ce processus irréversible est une opération de longue haleine.Face à l'impératif de réactivité, il n'y a pas d'entreprise qui ne doive une part essentielle à la régulation du corps social.Mais alors comment réguler ce corps devenu de plus en plus imprévisible dans ses réactions?Il ne suffit pas pour le dirigeant de l'entreprise de mettre en place des structures, d'élaborer des stratégies pour réussir (ex.: solutions nées d'une approche purement technicienne considérée comme source de tensions).Les comportements des acteurs peuvent rester immuables si ces derniers refusent de sacrifier leurs intérêts personnels immédiats, et ceux qui estiment qu'il n'y a rien à gagner dans une réforme ou un projet peuvent en bloquer l'aboutissement.C'est pour cela, qu'en synergie avec les dispositions du code, le management des hommes constitue la pierre angulaire de l'ensemble. * Ex-inspecteur divisionnaire-audit, expert en ressources humaines.

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