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Automobile: Ghosn appelle à l’aide

Par L'Economiste | Edition N°:2913 Le 02/12/2008 | Partager

. Refinancer pour anticiper l’hémorragie de perte d’emploi. 40 milliards d’euros réclamés par les constructeurs européensLes pays qui n’accorderont pas rapidement des aides économiques au secteur automobile devront faire face à des destructions d’emplois massives chez eux, a averti hier le PDG des constructeurs français Renault et japonais Nissan, Carlos Ghosn. «Les destructions d’emplois seront massives dans les pays qui n’aideront pas rapidement le secteur automobile à se financer», a affirmé Ghosn lors d’un symposium à Tokyo sur les 150 ans de relations diplomatiques franco-japonaises.Cela ne se verra pas immédiatement, mais dans quelques années, a-t-il pronostiqué. Le patron de Renault et Nissan estime que les pouvoirs publics doivent aider les constructeurs à se financer, compte tenu de l’importance du secteur automobile aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon, en termes industriels et d’emplois.«Les constructeurs, leurs fournisseurs et distributeurs sont dans l’incapacité de lever des fonds, ou à plus court terme et avec taux d’intérêts plus chers», a souligné Ghosn. «Dans cette situation, les achats d’équipements et autres dépenses en cash sont réduits et les emplois sont forcément affectés», a-t-il expliqué, indiquant qu’il ne fait absolument aucun doute que les activités de recherche et développement (R&D) ne seront pas davantage épargnées par les restrictions financières, même si tous les patrons jureront le contraire.«Le financement pour l’industrie automobile, c’est comme l’eau pour l’être humain. C’est vital», a insisté Ghosn. Même les groupes les plus solides seront durement touchés si le robinet du crédit est fermé, a-t-il averti. Il plaide pour que les pouvoirs publics permettent au secteur automobile de bénéficier de prêts à long terme à des taux raisonnables.«Nous le demandons aux gouvernements français et japonais», a-t-il rappelé. En octobre, les constructeurs européens avaient réclamé une aide chiffrée à 40 milliards d’euros, sous la forme de prêts à taux réduit et de primes pour inciter les consommateurs à remplacer leurs voitures. Carlos Ghosn a jugé toutefois contestable la simple distribution d’argent aux constructeurs les plus faibles.Le secteur automobile européen, un des premiers employeurs privés du continent, est confronté à la plus forte baisse des ventes depuis quinze ans, obligeant les constructeurs à réduire leur production. Au Japon aussi, le marché automobile s’oriente vers sa pire année en quatre décennies en 2008.La Commission européenne a lancé fin novembre une initiative de 5 milliards d’euros pour produire des voitures plus vertes, tout en écartant un plan de sauvetage à l’ancienne. Allemagne, France et Espagne, les trois principaux pays producteurs de l’Union européenne, prévoient toutes divers plans d’aide au secteur.Synthèse L’Economiste

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