×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Assurances Auto
TPV: Le plus dur est à venir

Par L'Economiste | Edition N°:1696 Le 03/02/2004 | Partager

. D'autres augmentations de la RC pour les taxis et autocars sont prévues avant la libéralisation. C'est ce qui est programmé dans le plan de redressement de la CAT. Le déficit de cette dernière a été ramené à 700 millions de DHLes taximen ne sont pas au bout de leurs peines. D'autres augmentations tarifaires de la RC du transport privé de voyageurs risquent de survenir les deux années à venir. En effet, l'augmentation de 6% en vigueur depuis le 1er janvier 2004 ne sera pas la dernière. D'autres plus conséquentes devraient voir le jour en 2005 et 2006. «C'est ce qui était, en effet, prévu dans le plan de redressement de la compagnie d'assurances des transports», affirment les responsables de la CAT. Lors de la mise en place de ce plan, qui a, soulignons-le, pris beaucoup de retard, les autorités publiques devaient renflouer les caisses de la CAT à travers un montage financier dans lequel les actionnaires de la compagnie étaient associés. «Nous en sommes à la dernière phase de ce plan», est-il indiqué auprès de la CAT. Ce dispositif devait être assorti d'un rattrapage tarifaire. Ce qui n'a pas été le cas vu que la dernière augmentation remonte à 1999. «Ces réajustements des tarifs sont nécessaires pour améliorer l'équilibre financier de la branche», estiment les responsables de la CAT.Surtout pour des branches connues pour leur forte sinistralité. Il est pourtant peu probable que la situation en reste là. La date fatidique de la libéralisation approche. On voit difficilement le statu quo se maintenir sur la question du transport public de voyageurs. «On avance bel et bien vers une catastrophe dont on ne réalise pas encore les conséquences», soulignent les responsables de la compagnie. Le TPV, dont l'insuffisance tarifaire varie entre 150 et 200%, devait en principe subir une augmentation progressive des primes et ce pour arriver en 2006, date de la libéralisation, à équilibrer la branche. Etalées à partir de la mise en place du plan de redressement, ces augmentations auraient été plus aisées à supporter. Rappelons que la CAT connaît depuis plusieurs années un déficit chronique, «qui ne peut être résorbé que par des augmentations successives de primes». Et encore la nouvelle grille des tarifs ne pourra dans l'immédiat en limiter l'ampleur. En d'autres termes, même si «des hausses successives ont été appliquées lors de la dernière décade, de nouvelles augmentations, plus conséquentes, sont à programmer dans les prochaines années», précise-t-on auprès de la compagnie.A la mise en place du plan de redressement, en 1996, le déficit était de l'ordre de 816 millions de DH. L'Etat devait en principe faire jouer le fonds de solidarité des assurances à hauteur de 196 millions de DH, tandis que les compagnies devaient verser le reliquat du capital, estimé à environ 130 millions de DH. Entre-temps, la facture ne s'est pas alourdie. Le déficit a pu être réduit à 700 millions de DH grâce notamment aux produits financiers. Parallèlement, le taux de sinistralité de la branche s'est quelque peu réduit. Sur la période 1998-2002, le taux de couverture des sinistres par les primes est en effet passé de 111 à 102%. Dans le détail, les charges nettes des sinistres sont passées de 488,5 à 555,9 millions de DH. Et les primes acquises de 438,3 à 543,8 millions de DH. Pour améliorer davantage l'équilibre financier de la branche, la CAT et l'organisme MATU encouragent leurs assurés à souscrire davantage de garanties annexes. Des packages leur sont offerts à des prix négociables suivant les affaires apportées à l'assurance. «La majorité des transporteurs de voyageurs souscrivent encore peu à ces garanties. Ils se limitent aux assurances de bris de glace et la défense et recours», précisent les responsables de la CAT.


Quel sort pour la CAT?

La libéralisation des tarifs de la RC prévue à partir de 2006 pose l'épineux problème de l'avenir de la compagnie d'assurances du transport. Deux solutions se profilent à l'horizon. La rendre généraliste, c'est-à-dire l'autoriser à accepter d'autres risques que le TPV ou alors la dissoudre. Toutefois, ce dernier scénario paraît peu probable pour l'heure. D'abord, parce que le TPV n'est pas encore alléchant. Ensuite parce la particularité de la CAT est d'être une société intercompagnie, autrement dit le risque est plus dilué en cas de sinistre. En outre, aucun assureur ne dispose de la logistique et l'expertise nécessaires pour couvrir ce genre de risque.Fédoua TOUNASSI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc