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Economie

Agriculture
La lutte intégrée contre les ravageurs se développe

Par L'Economiste | Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

. 20 millions de DH pour une unité de production d’insectes auxiliaires . Le Maroc bientôt exportateur LA lutte intégrée est incontestablement le futur du secteur agricole. Les restrictions d’usage des produits phytosanitaires sont, en effet, de plus en plus grandes à l’échelle internationale et les agriculteurs recherchent depuis longtemps des alternatives pour faire face aux ravageurs qui menacent les cultures. C’est ce qui a poussé une entreprise de la région du Souss, l’Omnium agricole du Souss (SAOAS) à investir le domaine de pointe de la production d’insectes auxiliaires pour la lutte intégrée.L’opération d’un coût de 20 millions de DH est de taille. Elle est menée dans le cadre d’un joint-venture avec une multinationale anglaise, Certis-BCP, pionnière dans la lutte intégrée et a abouti à l’implantation d’une unité de production d’agents de contrôle biologique à Chtouka à 30 km d’Agadir. L’établissement a été inauguré en grande pompe la semaine dernière. Selon les responsables du groupe SAOAS, «c’est la première unité industrielle du genre au niveau national et même à l’échelle de tout le continent africain».L’intérêt de ces groupes étrangers pour le Maroc pour accompagner le développement de cette activité n’est pas fortuit. Le Royaume, et particulièrement la région Souss-Massa, a des avantages comparativement à d’autres zones, comme le climat et la proximité sans compter une main-d’œuvre bon marché qui ont poussé les experts étrangers en la matière à accompagner sur le plan du transfert de technologie les investisseurs marocains. Pour le Maroc, c’est un véritable bond en avant en matière de lutte intégrée qu’offre cette nouvelle entreprise car l’élevage des agents de contrôle biologique est un domaine de pointe faisant appel à des techniques très sophistiquées. Aussi la création de cette structure de grande envergure va apporter un plus au Maroc en termes de savoir-faire et de qualification des compétences. L’objectif est tout d’abord, bien sûr, de couvrir les besoins des agriculteurs marocains en matière de lutte biologique, car aujourd’hui de plus en plus les superficies des cultures conduites en lutte intégrée utilisant des lâchers des auxiliaires pour la lutte contre les ravageurs ne cessent d’augmenter à grande vitesse d’une année à l’autre. Selon les professionnels, 200 ha en 2008 et 2.000 ha en 2010. Outre la demande nationale, il est question pour le groupe SAOAS de se positionner à l’international et d’exporter son produit vers l’Europe précisément vers l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre et l’Allemagne. En attendant, le développement de la lutte intégrée au Maroc va pleinement contribuer à la protection de l’environnement en incitant les agriculteurs à opter de plus en plus pour des solutions respectueuses de la nature et de l’environnement. De la commercialisation de produits phytosanitaires à la production d’agents de contrôle biologique, le groupe SAOAS a su s’adapter aux nouvelles tendances de la production agricole. Créée en 1975, l’entreprise réunit aujourd’hui trois sociétés dont Alfachimie et Amassiragri. Pour sa part le partenaire BCP-Certis est né en Angleterre en 1987. Il offre le soutien aux producteurs dans dix pays européens et au Japon. A noter que BCP est une filiale de la firme japonaise Mitsui Agrisciences International (MASI).


Programme national

EN matière de lutte intégrée dans le secteur agricole, il faut rappeler que le Maroc mène aujourd’hui un programme qui consiste en l’implémentation de la technique de l’insecte stérile. A noter que le projet a commencé en 2006 par la constitution de l’Association de lutte biologique contre les ravageurs des agrumes et primeurs (Albra). Par la suite, un site fut choisi et, depuis, le programme, initié par le ministère de l’Agriculture en partenariat avec les professionnels, est mené sur 4.000 ha dans le Souss-Massa au niveau de la zone de Oulad Berhil. D’un coût de 12 millions de DH, il est financé à hauteur de 80% par la profession. L’investissement dans le projet pourrait être bien inférieur si ce n’était la nécessité d’importer les insectes stériles de l’étranger. Pour l’heure, ceux qui sont utilisés viennent du Portugal. C’est pour cela que les intervenants forment le vœu de mettre en place une unité de production d’insectes stériles. Le coût du projet est estimé à 50 millions de DH.Malika ALAMI

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