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    Economie

    Accidents de la circulation
    Tolérance zéro cet été

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4764 Le 03/05/2016 | Partager
    Un contrôle plus rigoureux des infractions les prochains mois
    Une nouvelle stratégie de prévention en gestation
    Vers un Open-Lab pour mieux identifier les facteurs de risque
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     Sur les 1.569 personnes sondées dans le cadre d’une enquête d’évaluation des actions d’éducation routière, plus de 40% estiment que l’Etat doit renforcer la communication pour changer les comportements. En face, seule une minorité, soit 1,91%, met l’accent sur la nécessité de sévir en termes de sanctions

    En dépit des campagnes de sensibilisation à coup de millions de dirhams, l’Etat n’a pas réussi à stopper l’hécatombe sur les routes. Après une accalmie les trois dernières années, avec une baisse de 17% du nombre de décès, soit 700 personnes épargnées, la tendance meurtrière des accidents de circulation s’est à nouveau inscrite à la hausse lors des trois premiers mois de 2016. Un constat alarmant dressé par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué chargé du Transport, lors d’une journée d’étude consacrée à l’évaluation des études réalisées par le Comité national de prévention des accidents de la circulation, hier à Rabat. Pour lui, «cette hausse de 10% durant cette période prouve qu’il ne s’agit pas d’une situation conjoncturelle, mais plutôt d’un problème structurel».
    Aujourd’hui, le gouvernement veut sévir contre les infractions routières. Les conducteurs seront confrontés à une période difficile, qui sera marquée par un renforcement du dispositif de contrôle. «Les prochains mois, qui constituent la haute saison des accidents, notamment avec le mois de ramadan, les vacances d’été et l’aid Al Adha, aucune indulgence ne sera permise vis-à-vis des usagers qui violent le code de la route», a annoncé Boulif. Il a appelé à renforcer la mobilisation lors de cette opération coup de poing.
    Parallèlement, le département de Boulif et le Comité national de prévention des accidents de circulation préparent le lancement d’une nouvelle stratégie pour limiter les dégâts sur les routes. «Elle sera basée sur l’évaluation de la stratégie précédente, mais également sur les études concernant la portée et la pertinence des campagnes de communication et de sensibilisation», a fait savoir le ministre. Elle devra s’articuler autour de plusieurs axes, à savoir les infrastructures, l’état mécanique des véhicules, le comportement des usagers de la route, ainsi que la prise en charge des victimes des accidents. Mais le facteur humain reste la principale source de préoccupation, dans la mesure où il est à l’origine de 90% des sinistres.
    Aujourd’hui, au-delà des études réalisées, Boulif plaide pour l’institutionnalisation des travaux menés pour améliorer la compréhension des facteurs de risque. Il a appelé à «la transformation du Comité national en Agence de sécurité routière, garantissant la convergence des différentes interventions». Parallèlement, un projet d’Open-Lab est sur la table. Une expérience qui a donné ses fruits au niveau international, où «des chercheurs de différentes disciplines, notamment les sciences humaines mais aussi les spécialités techniques les plus pointues, contribuent à cette lutte contre les accidents de circulation», a noté pour sa part, Benacer Boulaâjoul, secrétaire permanent du Comité national de prévention des accidents de la circulation. Il a mis l’accent sur le cumul des études pour le compte de son institut par des cabinets spécialisés, ayant «permis une meilleure évaluation périodique du comportement sur les routes, qui constitue un véritable tableau de bord facilitant la définition des actions». Ceci est d’autant plus important qu’il est décisif «d’identifier les véritables causes de l’évolution du comportement humain sur les routes», selon Boulif, qui a reconnu que «les campagnes de communication et de sensibilisation restent insuffisantes».

    Les jeunes, les plus dangereux sur la route

    Sur près de 1.600 usagers de la route sondés dans le cadre d’une enquête sur les actions de communication routière, 34% ont déjà eu un accident durant les 5 dernières années. Plus des deux tiers ont subi essentiellement un dommage matériel. Ils ont pointé le facteur humain comme principale cause des accidents, suivi de l’état des routes ou du véhicule.
    D’où l’importance, selon eux, de renforcer les campagnes de sensibilisation. Surtout que le comportement des conducteurs reste aléatoire face aux infractions au code de la route. C’est ce qui ressort des résultats d’une étude ayant mesuré les indicateurs comportementaux des usagers, durant le mois d’août 2015. Ainsi, 63,1% n’ont pas respecté le panneau stop et 10% l’ont grillé sans aucune précaution. Le taux d’infraction le plus élevé, soit 100%, a été observé chez les jeunes de moins de 18 ans. Un constat qui concerne essentiellement les conducteurs des deux roues, puisque l’âge légal d’obtention du permis est de 18 ans. Les usagers des motos sont aussi les plus pointés en termes de non-respect du feu rouge, avec 39,4% contre 11,1% pour les autres types de véhicules. Une situation aggravée par le non-port du casque, qui concerne 41,4% de cette catégorie.

     

     

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