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Politique

Conseils communaux
La majorité gouvernementale sous tension

Par L'Economiste | Edition N°:4604 Le 09/09/2015 | Partager
Dernier délai pour le dépôt des candidatures à la présidence aujourd’hui
Les dirigeants de partis de la coalition se sont retrouvés hier

Les dirigeants de la coalition gouvernementale se sont séparés lundi sans se mettre d’accord sur la répartition des présidences des collectivités locales et des régions où le PJD n’a pas de majorité absolue. S’ils ne trouvent pas un terrain d’entente, c’est la porte ouverte à toutes les éventualités

En cas d’échec, toutes éventualités d’alliances entre majorité et opposition seront possibles. Le dernier délai pour le dépôt des candidatures pour les présidences des collectivités territoriales et des régions est fixé pour ce mercredi 9 septembre. La tension monte dans les rangs de la majorité. Déjà, la réunion des quatre patrons du PJD, du RNI, MP et du PPS lundi n’a validé qu’une seule candidature à savoir celle de Mohand Laenser à la présidence de la région de Fès-Meknès. Il sera opposé à Hamid Chabat, qui tentera sa chance pour retrouver ses forces après son échec à Fès. A part ce point, tous les dossiers sont restés en suspens. Chacun a voulu revenir vers les siens avant d’entamer une nouvelle manche le lendemain mardi, qualifiée de «la réunion de la dernière chance». Abdelilah Benkirane, Salaheddine Mezouar, Mohand Laenser et Nabil Benabdallah sont conscients de l’importance de cette étape décisive et ses répercussions sur la coalition gouvernementale s’ils se séparaient sans trouver un terrain d’entente.
A l’heure où nous mettions sous presse, les quatre patrons de la majorité étaient  encore dans les tractations. En tout cas, quelques heures avant la tenue de la réunion de la majorité, l’état major du RNI a publié un communiqué «clarifiant sa position». Le parti de Mezouar se veut rassurant, en rappelant son engagement à «respecter l’accord passé au sein de la majorité et à le concrétiser sur le terrain». Mieux, le RNI considère que «la présidence des villes où une formation a obtenu une majorité absolue doit revenir au candidat choisi par les électeurs». Le reste fera l’objet de négociations pour trouver un consensus.
Le cas de Tétouan a une valeur de test. Après avoir validé le principe de confier cette ville au RNI, Abdelilah Benkirane s’est ravisé sous la pression de ses camarades. Le PJD veut présenter ses candidats  dans les villes où il est arrivé en tête, «par respect aux électeurs qui ont voulu que leur parti soit en tête». Sur ce point, le RNI n’est pas prêt de céder. «Rachid Talbi Alami sera le prochain président de la Commune urbaine de Tétouan avec ou sans  le soutien du PJD», affirme une source proche du dossier. «De toute façon, les bras de l’opposition lui sont ouverts», ajoute la même source. Rachid Talbi Alami, en tant que président de la Chambre des représentants, a toujours développé des relations cordiales au sein de la majorité mais aussi dans les rangs de l’opposition. Mais dans ce cas d’espèce, c’est à Abdelilah Benkirane de trancher. Et d’éviter de mettre en danger sa majorité. Pourtant, Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement et membre du secrétariat général du PJD rappelle: «il faut privilégier la notion de partage afin d’éviter de se servir en premier pour les présidences».
Cependant, Abdelilah Benkirane souffle le chaud et le froid. D’ailleurs, son parti s’est fendu d’un communiqué lundi soir pour rectifier ce qu’avançait son secrétaire général lors de la conférence de presse de samedi dernier, en limitant les négociations à la seule logique de la majorité. En effet, le PJD a nuancé sa position et «n’exclut pas la possibilité de nouer des alliances avec les autres partis qui le souhaitent». Visiblement, les digues de Benkirane commencent à lâcher. Comment va-t-il justifier ses attaques pendant la campagne électorale et même après la proclamation des résultats contre ces partis d’opposition si demain il leur fait les yeux doux? Il est donc prêt à pactiser avec le PAM, l’Istiqlal ou l’USFP alors que samedi soir, il les a encore attaqués frontalement. Il a même sommé leurs «dirigeants de déposer leur démission après leur défaite cuisante». Reste que dans les négociations politiques, les règles diffèrent. Les patrons des quatre partis sont dos au mur: trouver un terrain d’entente ou laisser la porte ouverte à toutes les aventures. Et à toutes les combinaisons possibles.

Les maires pressentis

Certaines villes seront présidées par les élus du PJD. C’est le cas de Kénitra par Aziz Rebbah, Casablanca par Abdelaziz Omari, ministre des Relations avec le Parlement. A Tanger, il semble que le PJD propose Mohamed Oufkir à la tête de la mairie. A Marrakech, c’est Mohamed Laârbi Belcaïd qui devra être maire. A Rabat, le nom de Mohamed Sadiki, tête de liste du PJD et directeur de cabinet du ministre Aziz Rebbah, est avancé. A ce poste, le RNI propose Saâd Benbarek.

M. C.

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