Courrier des Lecteurs

Polémique autour de «Much loved»

Par L'Economiste | Edition N°:4535 Le 28/05/2015 | Partager

■ Un véritable scandale!
J’ai honte en tant que Marocain en visionnant les extraits du dernier

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film de Nabil Ayouch qui vient d’être présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il faut dire que le film met en scène quatre «prostituées» filmées avec un réalisme cru dans des hôtels ou des clubs dédiés au commerce de la chair. Je trouve cela inadmissible et je suis heureux d’apprendre qu’il a été censuré.
A.J.
■ De l’art avant tout
Bien que le dernier film de Nabil Ayouch ait provoqué un tollé, je pense, en ce qui me concerne, qu’il n’a fait que son métier. En effet, un réalisateur est avant toute chose un artiste. Or un artiste n’est ni un professeur d’école, ni un moraliste. Sa seule exigence est esthétique et certainement pas morale. Par ailleurs, c’est bien qu’un cinéaste dévoile au monde entier ce que la femme marocaine endure au quotidien. J’espère que les autorités marocaines autoriseront la diffusion de cette œuvre, prouvant ainsi leur attachement déclaré à la liberté d’expression artistique. Je tiens à préciser que l’on est en aucun cas obligé de visionner son film. Le choix nous appartient totalement à ce niveau.
P.C.
■ Un débat aberrant !
Le débat concernant le film «Much Loved» est aberrant. Beaucoup s’enflamment sans l’avoir vu, d’autres le jugent favorablement, mais rappelons qu’il ne s’agit que de quelques images diffusées, qui ne sont pas obligatoirement représentatives du film. Par la suite, s’il avait été autorisé dans les salles marocaines, il s’agit de la liberté de chacun d’aller ou non le voir. Si certains estiment être choqués par des scènes, il ne tient qu’à eux de ne pas aller au cinéma lors de son visionnage. Mais au Maroc, beaucoup désirent une pensée unique et non un débat national. Le problème n’est pas le film en lui-même, c’est davantage un problème de libertés qui ne sont pas respectées…
K.O.
■ Prostitution: Combien ça rapporte?
Le film de Nabil Ayouch a suscité une polémique à mon sens improductive.  En temps de conjoncture, il serait judicieux de déterminer la part de la prostitution au niveau du PIB marocain. En effet,  le Royaume-Uni, après avoir  calculé son PIB national au premier trimestre 2015, est désormais  devenu la 5e puissance économique mondiale  après  intégration de l’apport financier de la prostitution et de la drogue. La question n’est pas de discuter la légitimité des sommes perçues  par ces prostituées, mais de voir à quel point cet argent réinjecté dans l’économie pourrait contribuer au développement de notre pays !!
Y.G.
■ Tous des hypocrites!
Les réactions exagérées autour du film «Much loved» démontrent si besoin est que le Maroc s’est beaucoup développé ces dernières années, mais malheureusement les mentalités n’ont pas suivi ce mouvement. La réalité choque parfois. Aussi bien ceux qui protestent que ceux qui ont pris la décision de censurer le film sont tous des hypocrites.
L.J.

 

                                                                          

Casablanca: Taximen versus tramway

 

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En colère, des taximen ont organisé, hier mercredi 27 mai, une marche vers la wilaya du Grand Casablanca. Les autorités et la forte présence policière les ont finalement dissuadés de continuer leur marche. Résultat : la circulation est restée bloquée pendant 2 heures (de 10h à midi), notamment sur l’axe El Fida/Garage Allal (boulevard Mohammed VI). Les syndicats des chauffeurs de taxis déplorent le fait qu’ils ne soient pas associés aux études préalables à l’extension de la ligne de tramway. Parmi leurs revendications figurent aussi la révision de la prime à la casse des grands taxis et la subvention du gasoil.

 

■ La reprise des relations Maroc-France

Enfin! Les relations économiques et politiques entre la France et le Maroc reprennent sur de bonnes bases. Elles s’étaient en effet ternies lors de la brouille et des tensions de 2014. Tout se jouera lors de la Rencontre de haut niveau (RHN) France-Maroc prévue le 28 mai à Matignon. Au programme notamment, la signature d’une vingtaine de conventions et la formalisation d’une déclaration commune. Je trouve qu’il était essentiel de relancer les relations entre ces deux pays qui coopèrent ensemble depuis des décennies! La France a en effet représenté ces dernières années l’un des plus importants investisseurs au Maroc, ce qui  a permis de générer bon nombre de capitaux pour le pays. Il ne faut pas non plus oublier que la communauté française vivant au Maroc est nombreuse. Enfin, l’aspect sécuritaire entre aussi en considération puisque les deux pays s’entraident au niveau d’une politique commune de lutte contre le terrorisme.
J.S.

  Des trains en mauvais état !
Quand j’étais jeune, mon père nous emmenait souvent visiter feue Lalla dans son riad à l’ancienne Médina. Parfois, l’on effectuait le trajet Casa-Rabat par train, la fameuse navette rapide ou TNR baptisée Aouita par les Marocains, en hommage au célèbre recordman qui avait hissé le drapeau marocain haut dans les stades internationaux… J’ai la nostalgie de cette époque. En effet, j’en garde de très bons souvenirs. Je me souviens notamment de la propreté du train qui comportait des toilettes dignes de toilettes d’avion, de son modernisme avec des fauteuils en cuir très confortables et de son côté pratique. Le week-end dernier, devant me rendre à Marrakech, j’ai pris le train Casa-Marrakech en première classe avec mon fils Adam âgé de six ans. J’ai payé 200 DH et des poussières avec un tarif réduit pour le petit, ce n’est pas donné! C’est la première fois qu’Adam prend le train avec moi! Bien évidemment, en tant que bon père, je voulais qu’Adam vive au moins la même expérience client que moi jadis. Et bien ce ne fut absolument pas le cas ! J’étais dans mon coin assis dans le compartiment numéroté, en train de contempler la vétusté des fauteuils garnis d’un velour aux motifs d’antan, de la garniture montrant les traces d’usage et les impacts de valises, ainsi que des tâches de saleté sur la table pliante ou encore sur les fenêtres… Un vrai cauchemard! Les toilettes sont dans un état lamentable. Il n’y avait ni savon, ni serviette, juste un rouleau de papier hygiénique rose foncé de qualité médiocre… Bref, rien à voir avec ce que je gardais en mémoire. Et pourtant, cela fait 30 ans ! Je suis très déçu parce que je sais que le Maroc avance et évolue à grands pas et c’est vraiment dommage que le train, vitrine incontestable de l’évolution d’un pays, soit dans un état pareil. En tout cas, le train pour moi sera toujours un moyen de transport de dernier recours…
R.T., directeur dans les télécoms                                                                
■  Une grande crise se prépare!
Quand est-ce que la prochaine crise aura lieu? Je ne cesse de me poser la question. Mais je commence à croire qu’elle adviendra plus vite que je ne le pense. Après tout, nous n’avons rien retenu de 2007… Le circuit financier marche à plein régime et l’endettement ne cesse de s’accroître. Le tout guidé par la spéculation comme sacro-saint moteur du système de relance.  Ainsi, la City, Wall Street et la Bourse du Japon affichent des résultats à peine croyables alors que la reprise économique de ces pays laisse à désirer.  A cela, il faut ajouter la finance de l’ombre qui est estimée à 67.000 milliards de dollars, le High Frequency Trading qui représente aujourd’hui plus de 50% des transactions opérées sur les marchés financiers, sans parler des marchés dérivés, en grande partie responsables de la crise de 2007, et qui ont plus que doublé depuis...Tant de menaces potentielles qui ne semblent pourtant effrayer ni les chefs d’Etat ni la collectivité.
N.P.

 

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