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Ceux qui ont profité du crédit en 2013

Par L'Economiste | Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager
Les ménages ont principalement tiré la croissance de l’activité
BTP, industries alimentaires, électricité, gaz… ont eu également la faveur des banques
Celles-ci ont relevé leur engagement surtout sur les crédits moyen terme

Parmi les entreprises, les secteurs BTP, industries alimentaires ont principalement bénéficié des concours bancaires mais essentiellement des financements court terme. Cela montre bien la persistance du problème des délais de paiement

Avec la morosité de l’environnement économique, les entreprises ont moins la cote auprès des banques. L’augmentation des impayés (hausse de 16% des créances en souffrance à fin cotobre) a en plus renforcé la vigilance des établissements de crédits. Malgré une petite amélioration depuis deux mois, la hausse du crédit s’est tout de même limitée à 3,1% à fin octobre. Les ménages (+5,5%) et les entrepreneurs individuels (5,2%), principalement tirent la croissance de l’activité.
L’encours des prêts accordés aux sociétés non financières privées est ressorti en hausse de 2,3%. Cela dit, tous les secteurs d’activité ne sont pas mis au régime. Les crédits de trésoreries accordés aux entreprises du BTP ont bondi de 31,5% sur les neuf premiers mois de l’année (derniers chiffres disponibles pour la ventilation par secteurs d’activité). Ceux alloués aux industries alimentaires et de tabac se sont accrus de 12%. La forte hausse des crédits de trésorerie dans les BTP montre bien les difficultés des entreprises à recouvrer leurs créances, d’où le recours à cette source pour financer le cycle d’exploitation. Le problème des délais de paiement est encore loin d’être enrayé. Les industries textiles, de l’habillement et du cuir ont également augmenté leur financement à court terme (+4,9%). L’encours a progressé de 110% pour les industries extractives. En revanche, la tendance est à la baisse au niveau des autres branches d’activité.
En dehors du financement du besoin en fonds de roulement (BFR), les entreprises se projettent très peu sur le long terme actuellement. L’encours des crédits d’investissement n’a pratiquement pas bougé d’une année à l’autre. Le durcissement des conditions d’octroi du crédit explique en partie le ralentissement des prêts à l’équipement. En même temps, les entreprises sont peu actives sur le marché financier.
Les émissions d’obligations sont en net recul. Autrement dit, le manque de visibilité sur les perspectives économiques pèse davantage sur les investissements des agents économiques.
Globalement, les crédits sur les maturités comprises entre 2 et 7 ans ont été surtout financés par les banques. L’encours a progressé de 10% à 196 milliards de DH. Les prêts de maturité longue (plus de 7 ans) se sont améliorés de 1% en liaison avec la croissance de 7,5% des crédits à l’habitat. L’encours des crédits de moins de deux ans a, lui, reculé de 1%.


F. Fa

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