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Economie

e-Banking: Les établissements de crédit sous-équipés

Par L'Economiste | Edition N°:3934 Le 21/12/2012 | Partager
Le manque de compétences spécialisées ciblé
Le coût souvent présenté comme un obstacle

Quoique le système bancaire soit parmi les secteurs les plus matures dans l’univers technologique, il n’investit que près de 34% de ses dépenses informatiques en services IT contre 54% dédiées aux infrastructures à fin juin 2012. La région Mena fait mieux. Son budget alloué au digital est de 43% du total des dépenses informatiques

LE e-Banking au Maroc a encore un long chemin devant lui. Bien que le système bancaire soit parmi les secteurs les plus matures dans l’univers technologique, il n’investit que près de 34% de ses dépenses informatiques en services IT contre 54% dédiées aux infrastructures à fin juin 2012. Dans la région Mena, le budget alloué au digital est de 43% du total des dépenses informatiques.
«On a mis l’accent sur les projets de transformation, tels que les services bancaires de base, des solutions CRM et des solutions de gestion des risques», explique Ouafa Kathir, responsable à IDC (cabinet spécialisé en solutions informatiques) dans la région Afrique du Nord. Et ce n’est pas le seul obstacle à la mise en œuvre de telles technologies. Les institutions financières dans la région n’ont souvent pas les compétences internes requises pour mettre en oeuvre des projets à grande échelle et s’appuient régulièrement sur les systèmes intégrateurs pour satisfaire cette exigence. A cela s’ajoute l’engagement de ces institutions dans des projets liés à l’efficacité opérationnelle en cherchant à contenir les coûts. Résultat, «la capacité des établissements de crédit à réussir une transition vers les nouvelles technologies reste très limitée», commente Kathir. 
Au Maroc, quelques banques ont déjà fait leur initiation en la matière. C’est le cas notamment de la BCP qui communique avec ses clients par le biais de réseaux sociaux, depuis janvier 2012. Même constat pour BMCE Bank qui a créé, elle aussi, une page Facebook accessible au public, pouvant réagir librement au sujet des réclamations ou des éclaircissements. Le potentiel de rentabilité de ces technologies digitales n’est pas négligeable, dans la mesure où elles offrent une meilleure visibilité vis-à-vis des offres de produits bancaires ainsi qu’un service personnalisé, permettant d’attirer une nouvelle clientèle et de fidéliser celle qui existe déjà.
Pour la population africaine qui reste sous bancarisée, la technologie «mobile» est souvent présentée comme une solution. Et le développement d’applications pour des solutions de services bancaires mobiles gagne en popularité, avec un certain nombre d’études de cas réussies et qui ont marqué la région Mena. Selon les projections des experts, en 2015, le marché du mobile banking sur l’ensemble du continent africain devrait peser 22 milliards de dollars. (Cf. L’Economiste du 21-05-2012) Cette poussée tient à la conjonction de trois facteurs: la croissance économique, le besoin en services financiers de base et l’essor des technologies, notamment mobiles. Actuellement, 1 Africain sur 2 est équipé d’un téléphone portable, soit 500 millions de téléphones mobiles en usage dans le continent. Et le mobile banking se distingue justement par sa simplicité et son accessibilité. Les banques n’ont plus qu’à se mettre à la page.


Btissam ZEJLY

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