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International

Proche-Orient: Bilan désastreux pour George W. Bush

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

. Les alliés se retirent, laissant un pays en ruine. Chiites et sunnites appellent à la vengeancePLUS d’un an après l’invasion de l’Irak, qu’a laissé George W. Bush derrière lui? Un spectacle de désolation, un droit international sérieusement malmené, un pays ravagé par la guerre et une poudrière qui a éclaté dans tout le Proche-Orient. Maintenant que le mal est fait, «les artisans» de ce bourbier tentent de se dédouaner. Après le retrait espagnol, le Handuras, un de ces petits pays entraînés sur le champ de bataille par les USA, annonce le rapatriement de ses 368 soldats. Une poignée d’autres pays comme la Thaïlande, le Salvador et la République dominicaine ne savent plus à quel saint se vouer. Rester ou non en Irak? Tel est le dilemme de la coalition constituée d’une trentaine de nations et de 159.000 soldats. La garde rapprochée de W. Bush s’est affaiblie après que Colin Powell ait livré à un journaliste du Washington Post ses appréhensions au sujet de la guerre, cherchant à faire valoir son image de «colombe» impuissante à faire face à «la voracité des faucons».On se prête main-forte pour aller à la guerre et on se demande pourquoi on l’a fait quand les choses tournent mal. Voilà où en sont ceux qui ont déclenché le conflit après que l’Irak soit devenu un amas de ruines et un terrain fertile à la prolifération de milices armées. La coalition, ou plutôt ce qu’il en reste après le sauve-qui-peut des alliés, se trouve face à une violence qu’elle ne parvient plus à contrôler. Attentats, combats de rue et prises d’otages se multiplient. La révolte chiite menée par la «Marjiyia» Moqtada As Sadr gagne les villes du pays et fait de nouveaux adeptes parmi les sunnites. Le but des deux communautés musulmanes est maintenant la chasse aux Américains, Moqtada As Sadr ayant déjà déclaré que son mouvement se situait dans la même lignée que le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.Finalement, la «guerre sainte» de W. Bush contre ce qu’il appelle «terrorisme» a fabriqué ses propres ennemis. Les appels à la vengeance résonnent dans tout le Proche-Orient: Gaza, Cisjordanie, Falloujah, Najaf… Les Intifada irakienne et palestinienne rassemblent sunnites et chiites. Une double insurrection se prépare. Dans les territoires palestiniens, le Hamas endeuillé prépare la riposte après l’assassinat de Abdelaziz Al-Rantissi. Le seul discours qui prime est celui de la violence. L’Autorité palestinienne semble être mise au placard. Et tout auréolé de «la caution» livrée par Bush, Ariel Sharon poursuit la série des exécutions contre les leaders palestiniens. Il écarte tous les efforts de paix: Pas question de démanteler les colonies juives, pas de droit de retour aux réfugiés palestiniens et mort aux ennemis d’Israël. Un discours aussi radical ne fera qu’exacerber la violence et encourager la clandestinité de la résistance armée. Le soutien inconditionnel de Bush à Sharon répond à des considérations électorales dans le but manifeste de rallier les voix du lobby juif. Les politiques américains ont toujours fonctionné de cette façon. D’ailleurs, même le candidat démocrate John Kerry, a manifesté son soutien à Israël. Le désordre mondial nourri par W.Bush est loin de flatter le légendaire «égocentrisme» américain. Plus de 600 soldats US sont morts en Irak. Ce bilan est très loin des 58.000 tués au Vietnam, mais les images des blessés et des cercueils rapatriés restent choquantes. En plus, les relations entre alliés sont devenues tendues après les multiples déclarations sur l’absence d’armes de destruction massive en Irak. Au niveau de la politique étrangère, Bush n’a pas de quoi séduire les électeurs. Il se rabat sur le lobby juif pour sauver la face.


Powell se démarque

L’ancien militaire et chef d’état-major, aujourd’hui secrétaire d’Etat (soit ministre des Affaires étrangères) s’était-il démarqué vraiment de l’option armée contre l’Irak? Le livre du journaliste vedette du Washington Post Bob Woodward, «Plan of Attack», après avoir provoqué l’ouverture d’une enquête sénatoriale, continue de faire des vagues. C’est Powell qui est maintenant dans la tourmente. On le savait réticent sur l’invasion de l’Irak, mais loyal aux ordres de son président. On pense que c’est Colin Powell lui-même qui a «inspiré» l’ouvrage, et qu’il se positionne donc pour éviter d’être éclaboussé par l’échec de l’invasion irakienne.

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