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Affaires

La BCP en Bourse en juin

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

. L’opération concernera 21% du capital de la banque. Oualalou annonce aussi un nouveau plan pour le CIH. Les créances en souffrance ont totalisé à fin décembre 2003 43,3 milliards de DH La campagne de dénigrement contre Fathallah Oualalou n’a visiblement pas entamé son moral. Le ministre des Finances et de la Privatisation a défendu deux projets de réforme du système bancaire devant les conseillers avec panache pendant cinq heures. L’un concerne les statuts de Bank Al-Maghrib, l’autre les établissements de crédit. D’ailleurs, la Commission de finances, des équipements, planification et développement régional de la Chambre des Conseillers a publié un communiqué de solidarité. Le ministre devra revenir devant cette commission le 28 avril après avoir participé à l’assemblée de la Banque Mondiale et le FMI à Washington. Pour le ministre, ces deux textes devraient donner au Maroc une longueur d’avance sur de nombreux pays arabes. Le premier clarifie le rôle de la Banque centrale. Celle-ci devra désormais appliquer la politique monétaire tracée par le ministère des Finances. Le texte renforce l’indépendance de cette institution vis-à-vis des établissements bancaires qu’elle aura à contrôler. Le second permettra au secteur bancaire de continuer à financer l’économie dans des conditions de sécurité, tout en prenant en compte les évolutions enregistrées au niveau réglementaire.Comme à son habitude, le ministre a inondé les conseillers en informations de première main. C’est ainsi qu’il a annoncé le placement en Bourse de 21% du capital de la BCP en juin prochain. Selon la loi, aucun actionnaire ne peut détenir plus de 5% des actions. Une chose est sûre, cette opération permettra de dynamiser la Bourse de Casablanca qui est sortie du rouge sans toutefois retrouver le faste d’antan. Pour Oualalou, 2004 sera également une occasion pour enterrer définitivement les problèmes du CIH. Il ne s’agira pas de privatiser l’établissement mais d’autres scénarios sont à l’étude. L’idée de l’adosser à une institution financière fait son chemin: Le choix devrait se faire cette année entre la BCP et la CDG.Auparavant, les exposés des conseillers ont abordé le financement et le rôle des banques dans le développement économique. Au cours des débats, les parlementaires n’ont pas ménagé les banques. La liste des griefs est longue. On leur reproche d’exiger trop de garanties, de ne pas prendre de risques pour financer les PME… Des accusations que le ministre a tenu à relativiser. Sur ce registre, il a rappelé qu’il était le premier à être monté au créneau, notamment au Conseil national de la monnaie et l’épargne où il avait affirmé que “les banques doivent aller vers les PME, mais celles-ci doivent être crédibles et cesser de faire valoir trois comptabilités: l’une pour le Fisc, l’autre pour les banques et la réelle pour le Conseil d’administration”. Reste que pour l’argentier du Royaume, les banques ne peuvent pas non plus accorder des crédits à guichets ouverts, et ce même si 80% des demandes de crédits ont été acceptés en 2003 (ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par Bank Al-Maghrib). Pour le ministre, les banques gèrent les dépôts des citoyens et sont tenues de mieux les fructifier. Elles sont donc aussi obligées de se soumettre aux règles prudentielles, a-t-il expliqué en substance. D’ailleurs, les montants des créances en souffrance donnent le vertige. A fin décembre 2003, celles-ci ont totalisé 43,3 milliards de DH, dont 21,4 milliards pour les banques commerciales (le reste concerne les banques spécialisées). Dans ce contexte, il est légitime que ces établissements soient tenus de mieux analyser les risques.Au passage, le ministre a jeté un autre pavé dans la mare, rappelant que les demandeurs de crédit ne se bousculent pas au portillon. Pour convaincre, il a cité le cas de la Vision 2010 du tourisme. Selon lui, les dossiers présentés proviennent d’étrangers. “J’aimerais bien que les Marocains s’y lancent”, a-t-il confié, avant d’inviter le Parlement à participer au dialogue triangulaire Etat-banques-entreprises.


Lorsque Oualalou défend Jouahri

L'absence du gouverneur de Bank Al-Maghrib à cette séance a été très mal prise par les conseillers, qui avaient l’habitude de recevoir les directeurs d’établissements publics pour les projets de loi les concernant. Il a fallu donc là aussi que Oualalou joue les pompiers. Le ministre des Finances a d’abord expliqué aux conseillers que “le wali de BAM n’était pas hautain” contrairement à ce qu’ils seraient tentés de penser. Ensuite, il a précisé que les deux textes à l’ordre du jour concernent le gouvernement et, qu’en toute logique, c’est donc au ministre des Finances de les présenter.M. C.

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