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Economie

Capital-risque: Les ressources levées atteignent 1,2 milliard de DH

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

. Près de 780 millions de DH déjà investis dans 60 entreprises. Les mises opérées par entreprise sont en moyenne de 13 millions de DHC’EST la première fois que des données quantitatives sur le secteur du capital-risque sont rendues publiques. Loin d’être exhaustifs, les “éléments d’analyse du capital-investissement au Maroc” présentés par la CDG lors de la 4e conférence sur le capital-risque africain (voir les éditions de L’Economiste du 19 et 20 avril 2003), sont essentiels pour saisir une partie de la réalité et les perspectives de développement de la “private equity” au Maroc. Sur l’opportunité de mener cette étude, Ahmed Darouiche, responsable du portefeuille investissements et capitaux au sein de la CDG, souligne notamment que “la carence des informations sur le secteur n’offre pas une visibilité claire sur les potentialités aux investisseurs étrangers”. Globalement, le métier de capital-risque est certes encore jeune, du fait que l’activité n’a vu le jour que depuis le début de la décennie écoulée. Néanmoins, son trend est ascendant. En attestent le volume d’actifs sous gestion ou encore les investissements opérés par les sept plus grands fonds de la place objets de l’étude. La taille moyenne de ces fonds atteint 171 millions de DH. Et si l’on devait en exclure les fonds Upline Technologies et Fonds Sindibad, dont le montant avoisine les 50 millions de DH, la taille moyenne serait estimée à quelque 220 millions de DH.Dans le détail, les rédacteurs de l’analyse observent l’importance des fonds levés depuis 1990, avec une accélération de la tendance depuis 2000. Jusqu’en 2002, ces ressources financières ont atteint près de 1,2 milliard, soit une augmentation annuelle moyenne de 20%. Toutefois, cette dynamique connaît un ralentissement depuis 2001, date à laquelle l’évolution des montants disponibles oscillait autour de 4%. Ceci est imputable au manque de rapidité dans la constitution de nouveaux fonds, ou encore “la difficulté à attirer rapidement les bailleurs étrangers”, ont souligné plusieurs capital-risqueurs.Dans ce registre, l’étude note que ce sont toujours les mêmes investisseurs qui prennent part dans les tours de table des fonds locaux. Variant entre 4 à 9 souscripteurs, avec une moyenne de 6 par fonds, ce sont dans la majorité des institutionnels nationaux et internationaux. Par rapport aux autres catégories d’actionnaires, ils représentent près de 83% du total. L’implication des investisseurs étrangers (essentiellement des agences de développement et des fonds d’investissement publics) dans les fonds de capital-risque marocains est au même niveau que celle des locaux, soit respectivement aux alentours de 51 et 49%.Le total des investissements réalisés jusqu’alors représente quelque 65% des montants levés. “Le volume des financements montre ainsi clairement une forte dynamique des fonds de capital-risque marocains au vu du démarrage très récent de leurs activités”, souligne Ahmed Darouiche. Les mises opérées dans les entreprises l’ont été essentiellement sous forme de prises de participation dans le capital, ou encore des souscriptions d’obligations convertibles en actions des entreprises. “L’apport de financements à travers des prêts participatifs ou le compte courant d’associés ne sont pratiquement pas utilisés par les fonds”, souligne l’étude.En chiffres, ce sont près de 60 entreprises qui ont bénéficié de ces financements pour une mise globale de 778 millions de DH. Par secteur, environ 33% de ces investissements ont profité à l’industrie. La distribution et les technologies de l’information représentent chacune près de 16%, suivies par l’électronique, avec 10% du total. Le reste du portefeuille concerne le transport, le médical et quelques entreprises du textile. Les sinistres, pour leur part, concernent 7 projets d’un montant de 45 millions de DH. Par secteur, c’est l’industrie qui est la plus représentée, avec 33% des actifs détenus.Le portefeuille ainsi détenu par les capital-risqueurs locaux compte quelque 47 participations pour un actif de 694 millions de DH. L’étude souligne que “les entreprises détenues restent de taille moyenne ou présentent des projets de développement modestes”. L’apport par entreprise est de l’ordre de 13 millions de DH. Un niveau qui reste en fait relativement supérieur au ticket des fonds de capital-risque français qui, lui, tourne autour de 11,4 millions de DH.Cette importance des financements réalisés par les fonds locaux s’est accélérée ces deux dernières années, atteignant annuellement plus de 430 millions de DH, contre près de 200 et 100 millions respectivement en 2002 et 2001. Ces investissements concernent dans leur majorité des entreprises en développement, dont près de la moitié ont plus de 4 années d’existence (les banques exigent entre autres critères trois années d’activité).


«Belle sortie»

LE nombre de “belles sorties” accomplies jusqu’à maintenant est de 6 pour un capital de 39 millions de DH, soit 10% du total et 5% du montant investi. Près de 85% de ce volume est réalisé par un seul fonds. Près de 66% de ces participations ont été vendues à des promoteurs, 17% à des financiers et idem à travers la Bourse. Les capital-risqueurs restent entre 1 et 9 ans dans le tour de table des entreprises, dont près de la moitié ont été accompagnées pour une durée de 3 ans seulement. Le reste des participations détenues est relativement récent, il n’a été effectué que depuis deux années.Bouchaïb EL YAFI

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