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Fès: La gestion du transport urbain au pied du mur?

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:6120 Le 25/10/2021 | Partager
Les gestionnaires de City bus peinent à trouver des solutions efficaces
L’amélioration du service dépend de l’engagement de toutes les parties
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Les bus qui desservent les différents quartiers de la ville de Fès sont dans un état de délabrement avancé. Cette situation ne peut perdurer… Un appel est lancé pour trouver des solutions adéquates plaisant à tous les partenaires (Ph. YSA)

C’est l’un des dossiers épineux mis sur le bureau d’Abdeslam Bekkali. La gestion déléguée du transport public intrigue au plus haut niveau. Surtout que les bus qui desservent les différents quartiers de la ville sont dans un état lamentable.

Pour remédier à cette situation, le premier élu de la capitale spirituelle a convié, la semaine dernière, les représentants de City bus transport à une réunion de crise. «Réunion de plusieurs heures qui n’a rien donné…car, les managers venus rencontrer le maire n’ont pas un pouvoir décisionnel», déplore une source à la mairie. «En plus, la population a longtemps demandé le changement…craignant de voyager dans des bus qui prennent feu ou qui tombent en panne à mi-chemin», ajoute-t-on.

Pour rappel, les dirigeants de la société City Bus Fès avaient promis d’améliorer les services offerts. Réuni dernièrement au siège du ministère de l’Intérieur, le top management de la compagnie avait promis des améliorations conditionnées par un appui financier. Surtout que la société réclamait la régularisation d’impayés totalisant une facture de 60 millions de DH. Mais, rien n’y fait.

En même temps, la situation d’un transport urbain défaillant ne peut perdurer. Chose que partagent les différents décideurs de la ville (autorités et élus). L’un d’entre eux avait d’ailleurs «brandi la menace de résilier le contrat et lancer un nouvel appel d’offre… pour choisir un nouveau délégataire solvable».

Ce qui permettrait à Fès d’avoir un transport urbain de qualité à l’instar de celui de Casablanca. Mais, combien devrait coûter la résiliation de ce contrat? Certainement, un montant très onéreux… Peu importe, les usagers «n’acceptent plus des bus dans cet état».

De l’avis d’un fin connaisseur de la gestion déléguée, «les experts devraient éplucher le contrat de gestion signé avec City Bus et chercher des failles ou des clauses non respectées, et établir les conséquences».

Pour rappel, «City bus» avait pris le contrôle de la Régie autonome du transport urbain de Fès (Ratuf) en septembre 2012. Ses défis de l’époque étaient énormes, principalement celui de booster le chiffre d’affaires, lequel s’établissait à 100.000 DH/ jour. Des recettes qui ne permettaient même pas de couvrir la consommation quotidienne en carburant des 100 bus mis en circulation.

Un véritable redressement de la situation s’imposait et devait nécessiter au moins 5 ans. A noter que son contrat de gestion s’étalait sur une durée de 15 ans (2012-2027). Outre surmonter le déficit d’exploitation, la société devait restructurer et redéployer le personnel dans l’optique de rendre efficace son système de rendement.

Elle avait ainsi opté pour un licenciement de masse... créant un mouvement de colère de plusieurs mois.  Aujourd’hui, et après 9 ans de gestion déléguée, plusieurs bus de la compagnie sont altérés. Et le secteur du transport urbain est au pied du mur débouchant par moment sur des problèmes d’ordre public.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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