×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Conjoncture: L’arrivée du vaccin «carbure» l’industrie

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5891 Le 25/11/2020 | Partager
De bons signes pour l’automobile, l’électronique, le textile et cuir et l’agroalimentaire
Des lueurs d’espoir pointent aussi pour le secteur des services

Du baume dans les usines. Après la déprime alimentée par la pandémie et la sécheresse au 2e trimestre, un vent d’optimisme souffle désormais sur l’activité économique qui commence à montrer des signes de redressement. Le constat est dressé par la dernière livraison de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

conjoncture-091.jpg

Au terme du 3e trimestre, le taux d’utilisation des capacités de production s’est accru de 11 points par rapport au trimestre précédent. La hausse concerne, notamment, les industries du textile et cuir, mécanique et métallurgique (+21,3 points chacune), de chimie et parachimie (+10 points) et de l’agro-alimentaire (+3,3 points)

Excepté le tourisme, plusieurs branches du secteur industriel affichent un redressement sur le 3e trimestre. C’est le cas de certaines filières industrielles, dont l’automobile, l’électronique, le textile et cuir et l’agroalimentaire. En témoignent le rebond du taux d’utilisation des capacités de production et la reprise de l’export sur le mois de septembre dernier. Même le secteur du BTP commence à renouer avec la croissance. Ce qui se traduit par l’atténuation significative de la baisse des ventes de ciment et l’évolution des crédits à l’immobilier.

D’emblée, le secteur manufacturier enregistre un redressement progressif sur le 3e trimestre qui s’est quelque peu accéléré au cours du mois d’octobre. Selon les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait augmenté de 7 points entre les mois d’août et septembre à 70%. La progression résulte de la bonne tenue dans l’ensemble des secteurs (voir infographie ci-dessus).

Cette situation est confirmée par une orientation favorable des exportations de plusieurs industries, notamment l'automobile (+26,7%), l'alimentaire (+11,1%), le textile et cuir (+4%), le pharmaceutique (+12%) et l'électronique (+0,8%). Concernant la valeur des ventes à l’étranger des dérivés de phosphates, elle s’est réduite de 2,6% au troisième trimestre 2020, contre une performance, en volume, de 8,9%.

Pour ce qui est des perspectives sur le 4e trimestre, les avis des chefs d’entreprise restent toutefois départagés. Environ 36% s’attendent à une stabilisation de la production et autant déclarent ne pas avoir de visibilité. Cela dépendrait de l’évolution économique à l’international. En particulier dans la zone euro et les Etats-Unis. 

De son côté, le secteur des services commence à entrevoir, même péniblement, le bout du tunnel. Suite à l’allégement des mesures de restriction aux voyages internationaux à partir du 6 septembre 2020, le rythme baissier des recettes touristiques a enregistré une légère atténuation. L’allégement devrait se maintenir parallèlement à la légère reprise des mouvements des avions au niveau des aéroports nationaux.

Au titre des 16 premiers jours du mois de novembre 2020, le retrait moyen du trafic s’est situé à -68,7% contre plus de 80%, un mois auparavant.
Au terme des neuf premiers mois de 2020, les recettes touristiques se sont repliées de 59,5%, après +7,1% il y a un an, soit une perte de 35,8 milliards de DH. Quant aux arrivées touristiques, elles ont plongé de 78% contre une baisse de 70% au niveau mondial.

Pour ce qui est du secteur de transport, lui aussi fortement impacté par la pandémie, il affiche un allégement de la tendance baissière observée depuis le 2e trimestre. Ceci concerne les segments les plus touchés.

Pour sa part, le transport maritime, qui a été épargné des répercussions de la crise sanitaire, continue sur sa lancée à fin septembre 2020, affichant une hausse du trafic dans les ports gérés par l’ANP de 6,9% contre une hausse de 2,7% un an auparavant. Cette évolution recouvre une consolidation du trafic des importations (+7,5% après +6%) conjointement à celui des exportations (+7,2% après -2,2%).

                                                                              

Pétrole et gaz: Les prix se stabilisent

cours-brent-091.jpg

Les cours du pétrole (brent) se sont établis à 40,5 dollars le baril en moyenne en octobre, en baisse de 1,5% sur un mois et de 39% depuis début 2020. Cette baisse est liée aux incertitudes sur la demande mondiale, dans un contexte marqué par la résurgence du Covid-19 en Europe et aux Etats-Unis.
Sur les dix premiers mois, les prix moyens du brent se sont établis à  41,5 dollars le baril, en repli de 35% en glissement annuel.
Le marché pétrolier est largement excédentaire, suite à la chute de la demande, sous l’effet de la crise sanitaire. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande mondiale de pétrole devrait diminuer de 8,8 mbj en 2020, avant de rebondir de 5,8 mbj en 2021. Les réductions concertées de l’offre de l’OPEP s’avèrent insuffisantes pour absorber le surplus pétrolier. Après avoir reculé à un creux de 37 dollars le baril fin octobre, les prix du brent ont rebondi à 43 dollars le 18 novembre, sur fond d’espoir d’un vaccin efficace contre le Covid-19.
De leur côté, les prix du gaz butane se sont établis à 418 dollars la tonne en moyenne en octobre, en hausse de 13% après un rebond de 21% en septembre.
Sur les dix premiers mois de 2020, les cours moyens du butane ont atteint 362 dollars la tonne, en baisse de 12% en glissement annuel.
Après avoir atteint un pic de 452 dollars la tonne le 8 octobre, les prix du butane ont reculé à 418 dollars la tonne le 18 novembre.

                                                                              

Phosphates et engrais: Les cours peinent à se redresser

cours-phosphate-091.jpg

Les prix du phosphate brut ont atteint 80 dollars la tonne en octobre, en légère hausse de 0,8% sur un mois. Les cours du DAP se sont établis à 357 dollars la tonne en octobre, en baisse de 0,4% sur un mois, ramenant leurs gains à 50% depuis leur creux d'il y a 14 ans. Les prix du DAP sont soutenus par une reprise de la demande, notamment de l’Inde. Sur les dix premiers mois de 2020, les cours moyens du phosphate brut et du DAP ont baissé de 18 et 6% respectivement, en glissement annuel.

                                                                              

Crédits bancaires: Hausse des avances de trésorerie

A fin septembre dernier, les crédits bancaires ont augmenté, en glissement mensuel, de 1% pour se situer à 945,2 milliards de DH, recouvrant une hausse des prêts aux sociétés financières de 6,7% et une stagnation de ceux au secteur non financier. Par objet économique, cette évolution incorpore la hausse des crédits à caractère financier de 6,6%, des crédits à l’immobilier de 0,3% et à la consommation de 0,2%, alors que ceux de trésorerie et à l’équipement ont reculé de 0,3% chacun.
En glissement annuel, le taux de progression des crédits bancaires s’est amélioré de 5,2% à fin septembre 2020 après 4,9% le mois précédent et 5,1% en 2019.  Cette évolution a concerné particulièrement les crédits au secteur non financier qui ont augmenté de 5,3%, quoiqu’en décélération comparativement au mois d’août.
En revanche, la croissance des crédits aux ménages poursuit son amélioration d’un mois à l’autre, atteignant 2,5% en septembre dernier après 2,4% à fin août 2020 et 2,1% à fin juillet 2020, enregistrant toutefois un ralentissement par rapport à celle enregistrée l’année dernière (+4,5%).
Par objet économique, l’évolution des crédits bancaires recouvre une accélération des avances de trésorerie (9,2%) après 6,8% l’année précédente. De même, les crédits à l’équipement  maintiennent la dynamique: 3,4% sur le mois de septembre, après 3% à fin août et 3,2% à fin septembre 2019.
 Par contre, les crédits à l’immobilier se stabilisent autour de 1,6% contre 3,4% à fin septembre 2019. Leur évolution incorpore un ralentissement de la croissance des crédits à l’habitat de 2,2%, soit le même taux enregistré le mois précédent, après 4,5% l’an dernier et une légère amélioration de ceux aux promoteurs immobiliers de 0,2%.
 Parallèlement, le repli des crédits à la consommation s’est maintenu à -2,1% après une hausse de 4,2% l’année dernière.

A.G.

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc