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International

46e président des Etats-Unis: Welcome Joe Biden…

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5880 Le 09/11/2020 | Partager
L’économie et la politique étrangère… les priorités
Beaucoup de promesses et les défis ne manquent pas
Des enjeux pour le Maroc

«Bye Bye Donald Trump, Welcome Joe Biden…». L’annonce de la consécration de ce dernier a provoqué des scènes de liesse à travers les Etats-Unis. Le nouveau président franchira le seuil de la Maison-Blanche en janvier 2021. Première tâche: sauver l’économie américaine impactée par la pandémie de Covid-19.

Sur le plan extérieur, Joe Biden devra apaiser les tensions commerciales. Félicité par de nombreux dirigeants à travers le monde, le 46e président des Etats-Unis a promis dans son tout premier discours «d’unifier l’Amérique» et a appelé les Américains à ne plus traiter leurs «opposants comme des ennemis…». Selon les médias étrangers, Donald Trump a évoqué des «fraudes et a promis de contester en justice sa défaite…».

En 2014, L’Economiste était le seul média marocain à interviewer Joe Biden, alors vice-président des Etats-Unis. Voir détail sur cet entretien exclusif réalisé dans le sillage du sommet de l’entrepreneuriat tenu à Marrakech au cours de la même année (cf. notre édition N°4402 du 19/11/2014 et Lire aussi article).

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Voici quelques mesures que compte prendre le démocrate:

■ Stratégie nationale contre Covid-19: Joe Biden a annoncé qu’il mettrait en place dès lundi une cellule de crise sur la pandémie. La stratégie nationale pour y faire face sera composée de plusieurs volets: une loi d’envergure au Congrès pour financer une campagne nationale de test dont les résultats seront disponibles immédiatement, fabrication aux Etats-Unis des produits et équipements médicaux, port obligatoire du masque dans les bâtiments fédéraux et dans les transports entre Etats et gratuité pour tous du futur vaccin. Il compte aussi annuler la procédure de retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lancée par Donald Trump en juillet.

■ Booster l’économie: Le vote d’un vaste plan d’aide pour la relance de l’économie est l’autre priorité du nouveau président. Celui-ci compte sur sa capacité à convaincre les élus républicains pour sortir de l’impasse actuelle au Congrès. Joe Biden a présenté un plan de relance de la production américaine après la crise du coronavirus, d’un montant de 700 milliards de dollars. Pour le financer, il augmentera les impôts des Américains les plus riches et des grandes entreprises, notamment en doublant la taxe sur les bénéfices réalisés à l’étranger. L’ex-bras droit de Barack Obama a également promis d’investir dans les énergies renouvelables. Il veut aussi que les recettes fiscales soient réinvesties dans des programmes sociaux, dans l’éducation et dans la modernisation des infrastructures.

■ Au chevet du climat: Dès le premier jour de sa présidence, Biden a promis de faire revenir les Etats-Unis au sein de l’accord de Paris sur le climat dont Donald Trump avait claqué la porte en 2017. Sous cent jours, il réunira par ailleurs les dirigeants des nations les plus polluantes pour un sommet sur le climat où il entend convaincre ces pays de revoir à la hausse leurs engagements. Il a lui-même adopté un programme environnemental ambitieux, avec en clé de voûte 100% d’énergie propre et la neutralité carbone aux Etats-Unis en 2050. Annuler les décisions de Donald Trump qui avait révoqué ou assoupli toute une série de normes environnementales est une autre promesse.

■ Réforme de la justice et de l’immigration: L’ancien vice-président de Barack Obama promet de nommer une commission nationale qui devra sous 180 jours proposer des réformes du système judiciaire. Il a promis d’annuler de son mandat le décret migratoire de Donald Trump et a annoncé qu’il demanderait au Congrès de voter une loi contre les crimes racistes. Le démocrate s’engage en outre de s’attaquer aux mesures de rétention des demandeurs d’asile et au scandale des séparations des familles d’immigrés illégaux à la frontière américano-mexicaine. Comme il veut que le Congrès vote rapidement une loi qui créera une feuille de route vers la citoyenneté pour 11 millions d’immigrés sans-papiers vivant aux Etats-Unis et pour environ 700.000 jeunes, arrivés clandestinement sur le territoire lorsqu’ils étaient enfants, connus sous le nom de «Dreamers».

                                                                                    

Maroc: Trump ou Biden? Ce n’est pas la couleur politique qui compte

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Abdelhak Bassou, Senior Fellow au Policy Center for the New South (Ph. A.B)

En dépit des tergiversations du clan républicain et principalement du président sortant; le scrutin du trois Novembre finirait certainement par la victoire du candidat démocrate. La question ne sera, bientôt, plus de savoir qui gouvernera les USA? mais plutôt quelle sera la politique américaine de l’ère post-Trump et quelles seraient ses répercussions sur le monde?, indique Abdelhak Bassou, Senior Fellow au Policy Center for the New South.

Le Maroc entretient avec les Etats-Unis des relations qui ont, depuis fort longtemps été solides et continues malgré quelques froids qui n’ont jamais atteint le gel, ou certains différends qui n’ont jamais abouti à la rupture, quelle que soit la couleur du locataire de la Maison-Blanche.

Depuis la signature du traité de paix et d’amitié en 1787 à celle intervenue en Octobre 2020 du traité constituant la Feuille de route pour la coopération en matière de défense 2020-2030, en passant par la lutte contre le communisme (lors de la guerre froide) et celle contre le terrorisme (après les attaques du 11 Septembre); le Maroc et les USA ont toujours trouvé dans la sécurité de leurs territoires et dans la paix et la sécurité du monde une ligne d’alliance et d’amitié infaillible.

La menace qui a pesé sur ces relations durant les dernières quatre années n’est pas corollaire de la couleur républicaine ou démocrate du président; mais de la nouvelle vision isolationniste promue par le président sortant. Cette vision n’est pas préjudiciable à la relation des USA avec un pays précis, mais à celles que les américains entretenaient avec tous leurs alliés. La doctrine imposée par le président sortant substituait à la solidarité entre alliés un mercantilisme excessif.

Au Maroc comme dans le monde; l’attente et les questionnements se focaliseront surtout sur le fait de savoir si les quatre années passées sous la présidence de Donald Trump avaient été une simple parenthèse dans la politique américaine; où une amorce de changement durable et structurel de cette doctrine.

F.Z. T.

 

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