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Reportage

Pôle urbain de Mazagan: Comment concilier biodiversité et urbanisme?

Par Amin RBOUB | Edition N°:5878 Le 04/11/2020 | Partager
303 ha dédiés aux espaces verts
Le développement durable inscrit au rang des priorités

5 millions de mètres carrés seront construits dans le pôle urbain de Mazagan au milieu de 303 hectares d’espaces verts et de forêts. La composante immobilière interviendra dans un savant dosage avec le milieu naturel, promettent les aménageurs du site. Le principe de base consiste à éviter à tout prix la prédominance du béton sur l’ensemble de la ville. Des experts travaillent d’arrache pied sur les schémas paysagers de la quasi totalité du site.

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Parmi les espèces qui ont déjà pris, figurent des palmiers de Floride, des oliviers, des figuiers, des arganiers, des grenadiers, des cactus, la lavande, des coussins de belle mère, des plantes grâce, des orangers et autres variétés agrumicoles (Ph. Bziouat)

L’enjeu est de pérenniser la faune et la flore, maintenir les équilibres et préserver au maximum la biodiversité d’un site exceptionnel. «Nous avons pris d’emblée la résolution de garder intacts les reliefs du terrain pour maintenir l’équilibre et le cachet d’un site naturel. Un strict cahier des charges est mis en place pour maintenir l’ensemble de l’écosystème», confirme Karim Laghmich.

Ici, nous sommes dans un milieu naturel qui regorge d’espèces animales et végétales. Une faune et flore insoupçonnées. Parmi les espèces animales de la zone, figurent des faucons rares et très prisés par les richissimes des pays du Golfe, des lapins, des paons d’une rare beauté, la perdrix, les oiseaux migrateurs, la volaille, ou encore des pique-boeuf, des escargots, des hérissons, des tortues...

Côté plantations, des arbres centenaires d’eucalyptus s’érigent à perte de vue, des espèces de pin, qui est de loin le plus important des conifères, le thym, la lavande, ou encore l’Araucaria, l’un des trois genres de végétaux de la famille des Araucariacées. Cet arbuste doit son nom à la région d’Araucanie au Chili dont sont originaires deux espèces du genre.

L’araucaria est également appelée: «pin du Chili». Autre plante de la région et qui a des vertus thérapeutiques, le lys de désert (plus communément appelé sabra au Maroc), le cactus, le figuier de barbarie, les palmiers, le bougainviller... Un trésor végétal d’une valeur et une esthétique inestimables.

«La préservation de ce patrimoine est pour nous un principe sacro-saint. Non seulement nous tenons à le pérenniser, mais nous veillons tous les jours à tester et greffer de nouvelles espèces de plantes. D’ailleurs, avant même le chantier, nous avons mis en place des séries de pépinières, il y a 4 ans déjà. Une sorte de laboratoire grandeur nature pour tester et planter d’autres variétés. Fort heureusement, la greffe de la majorité des espèces est en train de prendre», tient à préciser l’aménageur développeur.

Sur place, un parcours truffé de surprises verdoyantes sous des ombrières, des implants par milliers d’unités, des pots à perte de vue et des végétations de toutes sortes meublent des hectares autour de pépinières vertes. Parmi les espèces qui ont déjà pris, figurent des palmiers de Floride, des oliviers, des figuiers, des arganiers, des grenadiers, des cactus, la lavande, des coussins de belle mère, des plantes grâce, des orangers et autres variétés agrumicoles.

«C’est un terreau fertile riche en matières organiques et sels minéraux. La nature du sol se prête à différentes variétés végétales. Nous avons testé avec succès plusieurs espèces adaptées au sol et au climat de la région», poursuit l’air fier Laghmich. «Les forêts avoisinantes seront en grande partie préservées et la généralisation des espaces verts est un axe de développement prioritaire», confirme l’aménageur.

L’option pour ce laboratoire de pépinières à ciel ouvert permet déjà des économies d’échelle à l’aménageur. Une société spécialisée dans l’aménagement des espaces verts et systèmes d’arrosage veille sur la multiplication d’espèces végétales. «L’objectif est de réduire au maximum l’empreinte environnementale». 

Mieux encore, tout le bois récupéré des opérations de déboisement, suite à l’aménagement du terrain, est collecté et préservé. Il sera réutilisé un peu partout dans le mobilier urbain, les bancs et les lampadaires du site. De plus, le projet prévoit de mettre en place des ateliers pour l’apprentissage de nouveaux métiers de menuiserie bois.

                                                                            

Le Belvédère et le poulailler!

Pour les riverains, les habitants d’El Jadida et Azemmour, le Poulailler est un repère kilométrique de la route nationale reliant les deux villes. En fait, ce lieu correspond à d’imposants bâtiments d’élevage de poulets construits du temps du Protectorat. Aujourd’hui, dans un état de délabrement avancé, ces constructions font partie d’un programme de rénovation de la SAEDM, qui compte en faire un site pour visiteurs. Non loin, il y a le Belvédère. C’est le point culminant de l’ensemble du site qui est truffé d’arbres d’eucalyptus. C’est le grenier de la végétation de la région qui est perché à 35 mètres de hauteur, et c’est autour de ce parc Le Belvédère qu’il y aura tout un pôle dédié à l’écosystème OCP avec un siège régional, des bureaux, des prestataires, des commodités...

A.R.   

 

 

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