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Reportage

Pôle urbain de Mazagan: Résidentiel: Les ingrédients d’un modèle intégré

Par Amin RBOUB | Edition N°:5878 Le 04/11/2020 | Partager
Les premiers acquéreurs s’installeront en 2023
Le projet offre une façade de 7 km sur la côte
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La Maison Projet, c’est son nom, est perchée sur le point culminant du site. Elle fait office de lieu de travail de l’aménageur-développeur, des architectes, paysagistes, promoteurs... (Ph. Bziouat)

Les premiers bâtiments sortiront de terre en 2023. Les premiers acquéreurs s’y installeront la même année. Le modèle résidentiel de PUMA privilégie la sobriété et la frugalité. L’ensemble du construit devra se fondre dans ce paysage pittoresque. La composante immobilière se décline en biens collectifs et individuels. Des immeubles R+3 et R+4 (avec rez de jardin), des villas, des duplex... Des bâtiments bas noyés dans le décor.

«C’est un choix délibéré pour garder un cachet homogène et cohérent sur l’ensemble du site qui est couvert de verdure et de forêt «, explique l’aménageur-développeur. Les appartements seront commercialisés dans une fourchette de 800.000 DH. Pour les villas intermédiaires, elles démarrent à partir de 1,9 million de DH. Les prix des villas avec piscine montent en fonction des superficies jusqu’à 3,6 millions de DH. Un positionnement et un rapport qualité/prix assez attractifs et abordables, puisque le mètre carré est adossé à la moyenne de la grille tarifaire du foncier dans la ville d’El Jadida.

Au fur et à mesure, des commerces devront ouvrir de façon synchronisée avec le résidentiel. «Nous privilégions d’abord le commerce de proximité avec des galeries marchandes ainsi que l’ensemble des commodités. Notre principal souci, c’est le bon dosage sur l’ensemble du site», insiste Karim Laghmich, DG de la société d’aménagement SADM.  La première tranche devra accueillir 46.000 habitants dès 2023-2024.

Au préalable, la priorité a été accordée aux travaux de voirie, assainissement, viabilisation, raccordement... Toute la partie haute tension a été déviée. Les tout premiers développements sont adjacents à la nouvelle université (Centralité A). Tout autour viendront se greffer des installations dédiées à la recherche et à l’innovation. La première phase porte également sur l’aménagement du parc d’expositions, d’un retail park et des infrastructures d’accompagnement. 

Tout l’enjeu de ce modèle repose sur la mixité sociale et la mobilité piétonne. C’est vraiment l’un des principes de base de ce projet inscrit dans la durabilité et l’écologie:

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En pleine forêt, le projet se veut un creuset d’expérimentations urbaines pour se loger et vivre autrement, explique Karim Laghmich, DG de SAEDM (Ph. Bziouat)

«PUMA encouragera la mixité sociale, professionnelle et intergénérationnelle. Des populations d’horizons divers seront amenées à y cohabiter. Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de ville durable sans mixité. Ce qui passe également par une grande variété des usages de la ville en termes de logements, de services, de mobilité, de commerces...», précise l’aménageur.

La 2e phase du projet (2025-2029) devra accueillir un cumul de 101.000 habitants. Elle est appelée à devenir un centre d’échange commercial se nourrissant à la fois du voisinage immédiat mais aussi de l’éventuelle expansion de Casablanca. A terme, la 3e tranche (2020-2034) accueillera 134.000 habitants au total. Cette partie sera axée sur l’habitat induit et le tourisme.

A propos du tourisme, le site accueille deux hôtels dont la gérance sera confiée à des enseignes internationales de référence: Hilton et Mariott. S’y ajoutent des appart hôtels dont la gestion sera confiée au pôle hôtelier de l’OCP (OCP Hospitality). Le site accueillera aussi des cliniques spécialisées aux standards internationaux. Des groupes étrangers manifestent déjà leur intérêt. Il va sans dire, le positionnement et l’accessibilité sont un argument de taille.

«Le site captera notamment les futurs employés de la plateforme industrielle de Jorf Lasfar, la population des navetteurs entre Casablanca et la région d’El Jadida ou encore un vivier d’étudiants du pôle universitaire (plus de 12.000 jeunes) ainsi que des habitants d’El Jadida. Autre cible de cette éco-cité: la population des retraités, des seniors, les inconditionnels de la nature et tous ceux en quête de sérénité et d’un cadre de vie paisible et agréable.

Pour l’heure,  deux développeurs étrangers (le  Français Réalités et l’Espagnol Cicasa) disposent des premiers lots de construction. S’ensuivront dans un second temps des promoteurs marocains. Cinq seraient déjà en compétition.

                                                                                                      

Comment éviter la «Cité dortoir»?

L’expérience des villes nouvelles (Tamansourt, Tamesna, Lakhyayta, Sala Al Jadida...) a montré les limites de ces espaces devenus vite des cités dortoir. Mais comment PUMA pourra éviter un tel scénario? Selon l’aménageur-développeur, «nous avons inversé la logique, car tant que l’on n’a pas les équipements et infrastructures nécessaires dans une ville, elle devient vite un gros dortoir. «A contrario, nous avons priorisé en amont des espaces de vie avec les loisirs, la santé, l’éducation, les écoles, l’administration, le transport, la sécurité... Tous ces ingrédients injectent la vie en ville. C’est la raison pour laquelle nous commençons par un vivier estudiantin, des universités, de grandes écoles, des campus, des commerces... Au total 7.000 étudiants de facultés, ENCG, Université Polytechnique, ENSA... sont attendus dans un premier temps. A terme, ils seront 12.500 étudiants.

                                                                                                      

Etude d’impact et station d’épuration

Pour préserver le caractère écologique et naturel du site, une étude d’impact a été réalisée afin de préserver les spécificités environnementales. Cette étude a permis de valider dès 2013 la démarche complète de ce projet d’envergure. Mais afin de verrouiller le chantier, un strict cahier des charges a été établi ainsi que le règlement d’urbanisme en coordination avec  l’architecte urbaniste. L’ensemble des procédures ont été validées par les autorités locales, la Conservation foncière et l’Agence urbaine. Le tout sous le regard vigilant d’un comité de suivi géré par le SG du ministère de l’Intérieur et le SG du département de l’Habitat. S’y ajoute un comité local présidé par le gouverneur.  La composante urbanistique a été confiée au cabinet   Oualalou. Pour arroser l’ensemble des espaces verts et contenir les odeurs, une station d’épuration a été implantée dans la forêt, du côté d’El Jadida, sur une clairière de 2 hectares.

Amin RBOUB

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