×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1243 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1247 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Entreprises

Doctorats: Faut-il payer pour faire de la recherche?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5874 Le 28/10/2020 | Partager
Des étudiants de l’université de Rabat revendiquent la suppression des frais
Très faible taux de diplômation et énorme taux d’abandon de thèses
Une réforme globale s’impose

La question refait surface: faut-il imposer des frais d’inscription aux professionnels souhaitant s’inscrire en doctorat? Jusque-là, l’université Mohammed V de Rabat est la seule à exiger des frais, à la fois pour les licences, masters et doctorats. L’expérience dure depuis maintenant cinq ans.

Une action en justice avait été intentée contre l’université par des étudiants réfutant cette imposition (remportée en première instance, perdue en appel). Avec le contexte Covid, des doctorants, salariés et fonctionnaires à la faculté des sciences de l’éducation reviennent à la charge, revendiquant la suppression pure et simple des frais. Une lettre a été envoyée dans ce sens au président de l’université, Mohamed Rhachi.

rabat-recherche-074.jpg

L’université de Rabat est celle qui capte le plus de doctorants. Sur les 36.850 inscrits dans les universités publiques en 2019-2020, elle compte 6.890

«Le doctorat est un cycle de recherche. Il n’implique ni adaptation des horaires ni charges supplémentaires pour l’université. Nous payons 5.000 à 10.000 DH par an, en fonction de nos salaires. Or, ces montants ne sont pas justifiés», argue l’un des doctorants.

«Avec l’urgence sanitaire, le confinement, la fermeture des établissements et des bibliothèques…, nous n’avons que peu travaillé. Cette année, l’université nous demande encore de payer et de livrer un rapport d’avancement de nos travaux», poursuit-il.

Pour les étudiants, afin de promouvoir la recherche au Maroc, il faudrait subventionner les chercheurs pour qu’ils s’impliquent dans le domaine, et non leur imposer des frais. Un point de vue qui se justifie, sachant le déficit en chercheurs dont souffre le Maroc, la fuite des docteurs vers la fonction publique et le taux d’abandon des thèses de doctorat avoisinant les 90%, selon l’Enseignement supérieur. Parmi les boursiers, cette part est de 41%, selon le Conseil supérieur de l’éducation.

Pour les doctorants, impossible de subsister pendant trois ou cinq ans (voire plus) sans exercer une activité lucrative, sachant que la bourse d’excellence ne dépasse pas 3.000 DH. Près de la moitié (44%) des thésards occupe une activité professionnelle, selon le Conseil,. Il s’agit de vivre dignement, mais également de couvrir le coût de la préparation de la thèse. Selon une étude réalisée il y a quelques années (2014) par l’Association marocaine des doctorants en management, 72% des étudiants consacrent 1.500 à 3.000 DH par mois à leur projet de recherche, et 28% plus de 3.000 DH.

Le taux de diplômation du cycle doctoral au Maroc reste très faible. Il tourne autour de 8% seulement. D’où les interrogations sur l’opportunité de rajouter des barrières à l’entrée pour des profils riches en expériences professionnelles, et pouvant être d’un grand apport pour le monde de la recherche. C’est aujourd’hui toute la question de la promotion de la recherche et de la réforme du cycle doctoral qui se pose.

                                                                             

L’université Mohammed V défend sa vision

Pour l’université, il ne s’agit nullement d’une question commerciale. «Notre premier souci est de maintenir un encadrement de qualité. Nous gérons des effectifs importants, et nos encadrants peuvent se retrouver avec 30 ou 40 étudiants chacun. Il fallait trouver d’autres moyens de valoriser la formation, d’équiper nos laboratoires, nos centres de recherche…, pour servir à la fois les étudiants salariés et les non-salariés», explique Mohamed Rhachi, président. «Les tarifs fixés ne sont que des participations, ils ne permettent pas de couvrir les charges», ajoute-t-il. En imposant des frais, l’université entend, également, apporter «une contribution citoyenne», en permettant aux étudiants de s’acquitter à la fois de leur projet personnel et de leurs responsabilités professionnelles, grâce à un horaire aménagé. Sauf que dans le cycle doctoral, il n’y a pas vraiment d’aménagements… Pour l’université, la question est à prendre du point de vue global, sachant qu’il existe «des vases communicants entre formations».
L’institution tient également compte des motivations. S’il s’agit de s’imprégner de la culture de recherche pour mener des projets dans le privé, pourquoi l’entreprise ne prendrait-elle pas en charge une partie du coût de la formation? Rhachi prône des mesures globales pour promouvoir la recherche, dont la valorisation des bourses et des rémunérations des chercheurs, la création du statut de post-doc, et le lancement des contrats CIFR (Convention industrielle de formation par la recherche).

Ahlam NAZIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc